Les cours du pétrole divergent, prévision de baisse des stocks américains

Londres - Les prix du pétrole divergeaient mardi en cours d'échanges européens après leurs pertes de la veille, alors que les analystes estimaient que les réserves américaines de brut ont reculé la semaine dernière.

Vers 14H00 GMT (16H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 72,02 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 18 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat d'août cédait 46 cents à 67,60 dollars.

Après avoir dégringolé la veille, le Brent a atteint mardi vers 07H00 GMT 71,35 dollars, son plus bas niveau en trois mois, tandis que le WTI valait vers 13H40 GMT 67,19 dollars, son plus bas en trois semaines.

Les cours trouvaient un peu de répit en cours de séance alors que les analystes tablent sur un recul hebdomadaire de 4,25 millions de barils des réserves américaines de brut arrêtées au 13 juillet, selon la médiane d'un consensus compilé par Bloomberg.

Les réserves d'essence auraient elles reculé de 850.000 barils et celles d'autres produits distillés (fioul de chauffage et diesel) auraient augmenté de 1,09 million de barils.

L'Agence américaine d'information sur l'Energie publiera mercredi ses données, tandis que la fédération professionnelle de l'American petroleum institute partagera ses propres données dès mardi après la clôture européenne.

Alors que les prix du brut avaient flambé fin juin avec la perspective d'un manque d'offre sur le marché international, causé en grande partie par les sanctions américaines sur l'Iran, les informations de presse se multiplient sur le possible recours des Etats-Unis à leurs réserves stratégiques.

Cette option pourrait paraître de plus en plus attractive pour le président américain Donald Trump, qui fait face à de nombreuses critiques après sa réunion avec son homologue russe Vladimir Poutine, a commenté Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

"Il ne peut pas se permettre de voir les sanctions iraniennes faire exploser les prix du pétrole, ce serait un échec sur tous les fronts", a-t-il estimé.

L'Agence internationale d'information sur l'Energie affirme pour sa part qu'il n'y a actuellement pas de discussion spécifique sur une utilisation des réserves stratégiques, même si elle continue de surveiller le marché comme à l'accoutumée.

L'AIE est chargée de s'assurer que ses membres conservent des réserves représentant l'équivalent de 90 jours d'importations de pétrole.

Par ailleurs, dans son rapport mensuel sur les forages américains, l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) a estimé que la production des puits de pétrole de schiste augmenterait de 143.000 barils par jour en août par rapport à juillet.

"Cette hausse continue de la production de pétrole de schiste pèse sur les prix", ont expliqué les analystes de Commerzbank.

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INTERCONTINENTALEXCHANGE GROUP

(©AFP / 17 juillet 2018 14h24)
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