Les livraisons de GNL américain à la Pologne, un "signal" pour l'Europe (secrétaire à l'Énergie)

Varsovie - Le secrétaire américain à l'Énergie Rick Perry a salué jeudi "comme un signal" pour l'Europe la signature d'un contrat de livraison, sur 24 ans, de gaz naturel liquéfié (GNL) américain à la Pologne.

"C'est un signal envoyé à travers l'Europe: c'est ainsi que peuvent être développés votre avenir énergétique, la sécurité du pays, la diversité des sources d'approvisionnement - c'est un grand jour pour l'Europe", a déclaré M. Perry, secrétaire à l'Énergie de l'administration Trump pendant une cérémonie de signature du document en présence du président polonais Andrzej Duda.

"Ce contrat assurera la sécurité énergétique de la Pologne", a déclaré pour sa part le président Duda, "c'est un véritable partenariat transatlantique".

L'accord signé entre le gazier polonais PGNiG et la société texane Cheniere Marketing International porte sur la livraison annuelle de 0,7 milliard de mètres cubes de gaz (après la regazéification) entre 2019 et 2022, puis de 1,95 milliard de mètres cubes de gaz de 2023 à 2042.

Le montant du contrat n'a pas été révélé.

Il s'agit du deuxième contrat à long terme signé par PGNiG récemment avec une société américaine. Deux autres accords semblables doivent être signés prochainement, a annoncé lors de la cérémonie le président du directoire du gazier polonais Piotr Wozniak.

Ces accords interviennent alors que le contrat avec le gazier russe Gazprom, qui garantit la livraison de 10 milliards de mètres cubes par an depuis 1996, soit les deux tiers de la consommation polonaise, s'achève en 2022.

Pour diversifier ses sources d'approvisionnement, la Pologne importe également du gaz de Norvège et du Qatar.

Dans cette optique, Varsovie s'oppose fermement au projet du gazoduc Nord Stream 2 acheminant du gaz russe vers l'Europe. Elle le considère comme un moyen potentiel de "chantage politique" de la part de Moscou.

En octobre, PGNiG a annoncé avoir porté plainte auprès de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), dénonçant une décision de l'UE au sujet du géant gazier russe Gazprom, soupçonné d'abus de position dominante.

L'UE a accepté le 24 mai les concessions faites par Gazprom afin de dissiper les reproches d'abus de position dominante dans huit pays d'Europe de l'Est, ce qui lui a permis d'échapper à une amende.

mas-bo/via/dga

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(©AFP / 08 novembre 2018 11h10)
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