Les salariés d'Engie mobilisés pour un socle social commun

Paris - Plusieurs centaines de salariés d'Engie (ex-GDF Suez) ont manifesté mardi devant le siège du groupe à La Défense, près de Paris, à l'appel de la CGT, pour réclamer la création d'un socle social commun et dire leur inquiétude face aux restructurations, a constaté une journaliste de l'AFP.

Cette mobilisation, organisée à l'occasion d'un comité de groupe France, devait aussi se décliner en province avec des piquets de grève et des remises de pétition, selon la CGT.

A La Défense, 200 salariés selon une source policière, environ 400 selon les organisateurs, représentant plusieurs entreprises d'Engie (Savelys, Endel, Cofely, Grdf, Ineo, Axima...) sont restés toute la matinée devant le siège, premier rassemblement de ce type dans le groupe, selon les représentants syndicaux.

Adopte un géologue, proclamaient aussi plusieurs salariés d'EPI, l'activité d'exploration-production de pétrole et de gaz qu'Engie compte céder, réunis à l'appel de la CGT et de la CFE-CGC.

Interrogée par l'AFP, la direction du géant de l'énergie a indiqué dans la soirée que le taux de grévistes avait été de 2,93% sur la journée, sur 30.000 salariés concernés et que le mouvement avait été sans impact sur les outils de production.

Première force syndicale, la CGT revendique la création d'un socle social commun au niveau du groupe, a expliqué à l'AFP son représentant Yves Ledoux.

Dans un tract, la coordination CGT d'Engie souligne que le groupe mène à la baguette les entités opérationnelles tant sur la stratégie, sur les projets que sur la rentabilité. Il n'y a que sur le social que le groupe n'a rien à dire.

Tous les salariés ne disposent pas d'un treizième mois, les indemnités d'astreinte et les frais de déplacement ne sont pas les mêmes partout, a cité M. Ledoux, en demandant une harmonisation à la hausse.

La CGT a demandé à la direction, qui a reçu une délégation, que chaque thème soit chiffré et qu'un calendrier de négociations soit fixé.

Cette mobilisation intervient aussi alors qu'Engie, dont l'ambition est de devenir le chef de file de la transition énergétique, est engagé dans un vaste programme de cessions et de restructuration sur trois ans (2016-2018), qui s'accompagne d'une réduction des coûts de 2,8 milliards d'euros.

C'est incessant et c'est partout, tout le monde est touché par la réorganisation qui impacte à chaque fois les effectifs, a dit M. Ledoux.

La CGT estime à 10.000 le nombre d'emplois qui pourraient être supprimés sur la période. Pour l'instant, environ 950 suppressions ont été annoncées officiellement, mais la CGT en craint notamment 1.000 à 1.500 au siège prochainement.

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(©AFP / 13 décembre 2016 18h14)