Les zones de désescalade en Syrie en discussion à Astana

Astana (Kazakhstan) - De nouveaux pourparlers de paix entre le régime de Damas et rebelles syriens se sont ouverts mercredi à Astana, visant à progresser dans la mise en place des zones de désescalade prônées par Moscou pour apaiser les tensions.

Des discussions "au niveau des experts" ont eu lieu mercredi entre les représentants des trois parrains des pourparlers - la Russie, l'Iran et la Turquie - afin de poser les bases de discussions directes entre le régime syrien et les rebelles jeudi et vendredi, a indiqué le ministère kazakh des Affaires étrangères.

Yehia al-Aridi, un porte-parole de l'opposition syrienne, a confirmé que la délégation rebelle arriverait mercredi soir à Astana et serait menée par Ahmad Berri, le chef d'état-major de l'Armée syrienne libre.

"Le but de notre participation est de renforcer les zones de désescalade en Syrie et de discuter des nombreuses violations qui ont eu lieu depuis l'accord de cessez-le-feu signé à Ankara à la fin de l'année dernière", a indiqué M. Aridi à l'AFP.

Le journal pro-régime Al-Watan a rapporté de son côté que la délégation du gouvernement syrien, menée par l'ambassadeur de Syrie à l'ONU Bachar al-Jaafari, était arrivée au Kazakhstan mercredi matin.

Il s'agit du sixième round de négociations se tenant dans la capitale kazakhe depuis le début de l'année.

Cette session devrait porter sur la définition des contours des zones de désescalade dans les régions d'Idleb (nord-ouest), de Homs (centre) et dans la Ghouta orientale, près de Damas.

La Russie a déjà déployé sa police militaire dans le sud-ouest du pays, dans la Ghouta orientale et dans certaines parties de la région de Homs dans le cadre de ces zones de désescalade, censées permettre l'instauration d'un cessez-le-feu durable en Syrie.

La mise en place d'une quatrième zone dans le sud de la Syrie avait été évoquée lors des derniers pourparlers d'Astana, en juillet. Mais le sujet reste sensible, Israël et les Etats-Unis redoutant notamment une ingérence iranienne.

Le processus de paix d'Astana est parrainé par la Russie et l'Iran, alliés de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles. Il se concentre sur les questions militaires et techniques et se déroule en parallèle de celui, politique, de Genève.

L'envoyé de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a indiqué qu'il espérait lancer en octobre des pourparlers de paix "réels et substantiels" entre le régime et l'opposition à Genève.

Les Nations unies ont organisé plusieurs sessions de pourparlers à Genève qui ont dans l'ensemble échoué, butant toujours sur aux divergences sur le sort du président Bachar al-Assad.


(©AFP / 13 septembre 2017 16h37)
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