Mali: un kamikaze tué dans une attaque contre les Casques bleus suédois

Bamako - Un homme a péri en tentant de commettre un attentat suicide à Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, au cours d'un incident impliquant les Casques bleus suédois de l'ONU au Mali, dans la nuit de lundi à mardi, selon des sources de sécurité.

Selon de premières informations obtenues par l'AFP auprès d'une source de sécurité au sein de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) et des autorités locales, le kamikaze aurait été tué par les Casques bleus suédois avant de pouvoir actionner sa charge.

Mais selon un communiqué des forces armées suédoises, des militaires suédois en patrouille à Tombouctou lundi soir ont été approchés par un homme non identifié qui a ensuite activé l'explosif qu'il portait sur lui, provoquant sa propre mort, sans faire de blessé.

Dans une interview à la radio suédoise, le porte-parole de l'armée, Tony Remes, s'est montré moins catégorique sur le fait de savoir si les Casques bleus étaient visés, estimant qu'il était trop tôt pour le dire.

Un kamikaze qui cherchait à commettre un acte terroriste a été neutralisé par nos soins, a affirmé de son côté la source de sécurité au sein de la Minusma.

L'information a été confirmée par un responsable du gouvernorat de Tombouctou, qui n'était pas en mesure de préciser la cible de l'attaque.

Aucune indication n'était disponible sur l'âge et la nationalité du kamikaze présumé.

Un habitant de Tombouctou (nord-ouest), interrogé par l'AFP a affirmé avoir entendu une détonation lundi soir dans la ville. Après le grand bruit, nous avons appris que c'est un terroriste qui a été abattu. Deux autres sont actuellement recherchés, a affirmé cet habitant.

Le contingent suédois de la Minusma compte quelque 230 militaires et policiers, déployés essentiellement près de Tombouctou, sur un effectif total d'environ 12.000.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement, en 2013 à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

(©AFP / 11 octobre 2016 13h53)
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