Marche du CICR à Genève 20 ans après le meurtre de 6 collaborateurs

Le CICR rend hommage à six collaborateurs assassinés il y a 20 ans en Tchétchénie. Plusieurs centaines de personnes ont marché jeudi après-midi de la Place des Nations au siège de l'organisation à Genève.

Membres actuels ou anciens du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et familles ont déposé des fleurs en honneur des victimes et observé une minute de silence. Ils étaient environ 500 selon la police, quelques centaines de plus selon l'organisation.

Parmi les personnes présentes figuraient le président de la Croix-Rouge norvégienne, organisation qui avait établi l'hôpital à Novye Atagi où des hommes armés non identifiés avaient tué de nuit les six victimes et blessé une septième personne, ou l'ancien président du CICR Cornelio Sommaruga, en poste alors. La veuve d'un membre du personnel tué en Irak a elle salué le soutien que l'organisation lui a apporté après le décès de son mari.

"Chaque vie sauvée, chaque sourire récupéré" constitue un "hommage" fort à ceux qui ont été tués, a déclaré l'actuel président du CICR Peter Maurer. La même année, trois autres délégués avaient été tués au Burundi.

L'incompréhension reste et elle est ressentie aussi à chaque attaque "scandaleuse" contre les membres du CICR, dit M. Maurer. Le directeur de l'Orchestre symphonique irakien Karim Wasfi a ensuite offert un intermède musical.

Samedi marquera le 20e anniversaire du décès des six délégués. Le 17 décembre est devenu le jour où l'organisation rend hommage à son personnel tué dans ses fonctions. Parmi les victimes en Tchétchénie, cinq étaient mises à disposition par leur société nationale de la Croix-rouge. Deux personnes étaient norvégiennes, une néerlandaise, une canadienne, une espagnole et une néo-zélandaise.

(ats / 15.12.2016 17h15)