Maroc: les législatives ont été transparentes

Rabat - Les élections législatives du 7 octobre au Maroc se sont déroulées dans la transparence et la neutralité, avec de rares irrégularités qui n'entachent pas la crédibilité du scrutin, a estimé dimanche le Conseil national marocain des droits de l'homme (CNDH).

Les législatives se sont déroulées dans un climat offrant les garanties essentielles de liberté, de sincérité, de transparence et de neutralité, déclare un communiqué du CNDH.

Les irrégularités observées sont statistiquement peu fréquentes, et n'entachent pas substantiellement la crédibilité et la sincérité du scrutin, ajoute cette institution indépendante.

Ces législatives ont vu la victoire des islamistes du PJD (Parti justice et développement), à la tête du gouvernement de coalition depuis 2011, devant leurs rivaux sociaux-libéraux du Part authenticité et modernité (PAM).

Le CNDH avait déployé pour l'occasion 412 observateurs dans tout le pays, et accrédité un total de 4.681 observateurs nationaux et internationaux. Ce qui a permis de couvrir 43,2% 43.314 bureaux de vote, largement au-dessus du seuil fixé par les standards internationaux, remarque le CNDH.

Le Conseil a constaté que le scrutin s'est déroulé globalement dans des conditions normales, exception faite de quelques cas très limités de troubles aux opérations de vote et de persistance de la campagne électorale aux alentours des bureaux.

Ce bon déroulement témoigne de la normalisation des processus électoraux depuis les élections législatives de 2002, les premières organisées après l'accession au trône de Mohammed VI en 1999.

Vendredi soir, à la fermeture des bureaux, le PJD avait dénoncé des abus et tentatives de fraudes par des fonctionnaires de l'Intérieur pour favoriser leur rival du PAM, selon lui.

Ces dernières semaines, le PJD avait déjà accusé de façon récurrente l'Intérieur, puissant ministère régalien, de partialité et d'agissements en sous-main en faveur du PAM, formation fondée en 2008 par un proche conseiller du roi et dénoncée à mots couverts par ses détracteurs comme une courroie de transmission du palais.

Les cas d'immixtion des représentants des autorités publiques dans le déroulement de la campagne ne dépassent pas 0.3% (...), selon le CNDH.

Cette même institution s'inquiète néanmoins du taux de participation (43%), légèrement en baisse par rapport aux législatives de 2011 (45.4%), et qui interpelle les acteurs politiques (...).

Selon les résultats officiels diffusés par le ministère de l'Intérieur, le PJD remporte 125 sièges (pour 107 en 2011), contre 102 au PAM (47 en 2011).

L'Istiqlal, le parti historique de l'indépendance, obtient 46 sièges (60 en 2011), le Rassemblement national des indépendants (RNI, libéral) 37 sièges (52 en 2011), le Mouvement populaire 27 (32 en 2011), l'Union constitutionnelle (UC) 19, l'USFP (Union socialiste des forces populaires) 20 sièges (39 en 2011), le Parti du progrès et du socialisme (PPS) 13 sièges (18 en 2011), le Mouvement démocratique et social (MDS) 3 sièges, la Fédération de la gauche démocratique (FGD) 2 sièges, le Parti de l'unité et de la démocratie (PUD) 1 siège, et le Parti de la gauche verte (PGV) 1 siège.

(©AFP / 09 octobre 2016 15h55)
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