Migrants: la République tchèque renforce les contrôles à la frontière avec l'Autriche

Prague - La République tchèque va renforcer les contrôles à sa frontière avec l'Autriche, à la suite de la décision de l'Allemagne de réintroduire des contrôles frontaliers en raison de l'afflux de migrants, a déclaré dimanche le ministre tchèque de l'Intérieur.

La République tchèque renforce les mesures à sa frontière avec l'Autriche. Les étapes suivantes seront déterminées en fonction du nombre de réfugiés se dirigeant vers la République tchèque, a déclaré le ministre, Milan Chovanec, à l'antenne de la télévision publique.

A la suite de la décision de l'Allemagne de réintroduire des contrôles à ses frontières, la République tchèque est devenue maintenant l'unique voie de contournement pour les réfugiés.

La République tchèque est un pays de transit pour les migrants voyageant vers des pays plus riches de l'UE, comme l'Allemagne, et seuls quelques dizaines de réfugiés ont demandé l'asile dans ce pays.

Nous faisons de notre mieux pour envoyer un signal clair que nous allons respecter le droit européen à nos frontières... et renforcer les capacités de nos gens aux frontières afin que nous soyions en mesure de renvoyer les migrants dans le pays voisin, a ajouté M. Chovanec.

Le Premier ministre, Bohuslav Sobotka, a indiqué que la décision de l'Allemagne était attendue en tant que réaction à des tensions au sein de la zone Schengen provoquées par la crise de migrants.

L'UE n'était pas capable de respecter ses propres règles en gérant la crise des migrants, ni de protéger efficacement la frontière extérieure de l'espace Schengen, a-t-il estimé.

Selon lui, il est maintenant nécessaire de prendre des mesures opérationnelles pour renforcer la sécurité de chaque pays et de contenir le flux des réfugiés, tout en assurant des conditions dignes pour les demandeurs d'asile et de distinguer les réfugiés de guerre des migrants économiques.

M. Sobotka a estimé plus tôt dans la journée que le système des quotas ne fonctionnera pas, les migrants ne voulant pas rester dans les pays plus pauvres de l'UE.

Comme la Hongrie, la Slovaquie et la Pologne, la République tchèque s'oppose fortement au système de quotas proposé par la Commission européenne.

(©AFP / 13 septembre 2015 20h20)