Monsanto va supprimer 1.000 emplois supplémentaires, réduit 16% de ses effectifs

(développement)

New York (awp/afp) - Monsanto, affecté par la chute des ventes des semences transgéniques, va supprimer 1.000 emplois supplémentaires dans le monde, portant ainsi à 16% la réduction de ses effectifs globaux d'ici à 2018 afin de faire des économies.

En octobre, le groupe américain, connu notamment pour son herbicide Roundup, avait annoncé qu'il supprimerait 2.600 emplois (13% des effectifs) et fermerait des sites pour économiser 500 millions de dollars par an.

Monsanto ne donne pas de détails sur les régions ni les fonctions qui vont être affectées par la nouvelle cure d'austérité. Il indique simplement que la réduction d'effectifs sera différente d'un pays à un autre.

Le groupe va aussi fermer des sites, déprécier des actifs et mettre fin à certains contrats commerciaux, selon des documents adressés mercredi à la SEC, le gendarme de la Bourse.

En tout, cette vaste restructuration devrait lui coûter jusqu'à 1,2 milliard de dollars dont une partie en indemnités de licenciements (510 millions de dollars), contre 900 millions de dollars envisagés précédemment.

Environ 811 millions de dollars ont déjà été inscrits dans les comptes (493 millions de dollars au quatrième trimestre passé et 318 millions au premier trimestre 2015/16 achevé fin novembre). Le solde sera passé dans les comptes d'ici 2018.

A Wall Street, le titre reculait de 0,14% à 96,60 dollars vers 15H45 GMT, réduisant ses pertes de début de séance.

Monsanto traverse actuellement une passe difficile, en raison de la chute des prix des matières premières agricoles et l'appréciation du dollar qui rend chers ses produits pour les agriculteurs des pays émergents.

Il a accusé une perte nette de 253 millions de dollars au premier trimestre et enregistré une chute de 13,7% des ventes de semences transgéniques, sa principale source de revenus.

Dans l'attente d'un redressement de la demande agricole, le groupe de Saint-Louis (Missouri, centre) cherche la croissance externe via une fusion avec un autre acteur du secteur. Il est actuellement en discussions avec le suisse Syngenta, qui l'a déjà éconduit une première fois malgré 45 milliards de dollars mis sur la table.

afp/rp

(AWP / 06.01.2016 16h57)