Moscou envisage des frappes ciblées en Ukraine après l'incident frontalier

Moscou - La Russie étudie la possibilité de frappes ciblées sur le territoire ukrainien après la chute d'un obus dans une ville russe frontalière qui a fait un mort, a rapporté lundi le journal Kommersant, une information néanmoins démentie par le Kremlin.

Notre patience a des limites, a rapporté une source proche du Kremlin au quotidien, ajoutant qu'il ne s'agissait pas d'une quelconque action à grande échelle, mais exclusivement de frappes ciblées et ponctuelles sur des positions d'où sont effectués les tirs sur le territoire russe.

Selon la source, citée par Kommersant, Moscou sait exactement d'où les tirs sont effectués.

Réagissant, le porte-parole du Kremlin a pourtant vertement démenti ces allégations.

Les informations selon lesquelles la Russie envisage la possibilité de frappes n'ont aucun sens et ne sont pas réelles, a déclaré Dmitri Peskov à l'agence Bloomberg dans des propos repris par Interfax.

La Russie n'envisage pas de frappes en Ukraine, a-t-il souligné.

Un obus tiré depuis le territoire ukrainien a touché une ville frontalière russe dimanche, faisant un mort et deux blessés. Moscou a immédiatement mis en garde Kiev sur de possibles conséquences irréversibles, évoquant un acte d'agression supplémentaire de l'Ukraine.

Kiev a de son côté démenti être à l'origine de l'incident, accusant les insurgés prorusses de déclencher des tirs de provocation, y compris contre le territoire russe, pour en accuser les militaires ukrainiens.

Le Comité d'enquête russe a annoncé qu'il allait conduire une expertise balistique pour déterminer le type et la trajectoire des obus utilisés.

L'idée d'une réponse de la Russie aux tirs venant du territoire ukrainien avait déjà été évoquée dimanche par le vice-président de la chambre haute du Parlement russe Evgueni Bouchmine.

Il faut utiliser des armes de précision (...) pour détruire ceux qui ont lancé cet obus, avait-il lancé.

(©AFP / 14 juillet 2014 13h12)