Paris repart de l'avant, moins inquiète pour les Etats-Unis

Paris (awp/afp) - La Bourse de Paris repartait de l'avant (+0,29%) vendredi matin, reprenant ses esprits, aidée par le rebond de Wall Street la veille, les inquiétudes suscitées par les déboires du président américain semblant quelque peu s'estomper.

A 10H07 (08H07 GMT), l'indice CAC 40 prenait 15,40 points à 5.305,13 points. La veille, il avait fini en repli de 0,53%.

"Malgré des risques encore importants, les marchés actions américains (se sont offert) un petit rebond" jeudi, ont commenté dans une note les analystes du courtier Aurel BGC, entraînant les actions européennes dans leur sillage.

"La presse américaine reste focalisée sur les polémiques et les conséquences autour de +l'affaire Trump+" tandis que "les marchés brésiliens ont fortement chuté avec l'annonce d'une enquête pour corruption du président du pays" mais malgré tout "Wall Street résiste à ces vents contraires", aidée par de bons indicateurs économiques, ont-ils ajouté.

La cote Parisienne, inspirée par son homologue américaine, semblait également tentée par une reprise après deux séances consécutives de baisse.

"Après une hausse nette des marchés depuis le début de l'année, l'ombre de Donald Trump pourrait jouer un mauvais tour aux marchés. La fin de semaine s'annonce d'ailleurs assez indécise même si un certain rattrapage pourrait se dessiner", a estimé pour sa part Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Mercredi, la Bourse de New York avait en effet fortement accusé le coup face à la révélation de soupçons d'obstruction à la justice pesant sur le locataire de la Maison Blanche, venant un peu plus affaiblir sa position.

Mais les investisseurs ont commencé à se raviser dès jeudi aux États-Unis, de bons indicateurs économiques ainsi qu'une nette hausse du titre Wal-Mart venant apaiser leurs inquiétudes.

Mais les États-Unis n'étaient pas le seul sujet de préoccupation, le Brésil se retrouvant également dans l'oeil du cyclone après de graves accusations de corruption pesant sur le président conservateur Michel Temer.

La séance s'annonçait en outre particulièrement pauvre en indicateurs, à l'exception des prix à la production en Allemagne pour le mois d'avril et de la confiance des consommateurs en zone euro pour le mois de mai.

Sur le terrain des valeurs, Danone montait de 0,85% à 65,55 euros, après avoir réduit son objectif de croissance d'ici 2020, mais a indiqué viser une forte progression de sa marge opérationnelle, visant à la porter à 16% au même horizon, contre 13,7% l'an dernier.

Euronext refluait de 0,60% à 46,19 euros. L'opérateur boursier européen, qui chapeaute notamment la Bourse de Paris, a vu son bénéfice net reculer de 8,5% au premier trimestre, tout en parvenant à maintenir son chiffre d'affaires stable en dépit de volumes d'échanges en baisse.

CGG montait de 0,59% à 5,12 euros malgré le placement de sa note en catégorie défaut de paiement par l'agence de notation financière SP Global Ratings, la cote ayant déjà largement intégré les difficultés rencontrées par le groupe parapétrolier.

Orange reculait très légèrement de 0,13% à 15,20 euros. Le groupe français de télécoms a annoncé jeudi être entré en "négociation exclusive" pour acquérir environ 67% du capital de Business & Decision, une société française spécialisée dans le conseil et l'intégration de systèmes.

Mersen gagnait 1,79% à 25,60 euros, bénéficiant de l'approbation par les actionnaires du groupe en assemblée générale de la nomination à la présidence du conseil d'administration d'Olivier Legrain, 65 ans, ancien cadre de Lafarge puis patron de Materis.

Recyclex s'enfonçait de 6,37% à 3,38 euros, après l'annonce d'un accord pour étaler le paiement d'une forte amende infligée par la Commission européenne pour une entente sur les prix, une sanction qui menaçait de compromettre son avenir.

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(AWP / 19.05.2017 10h18)
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