Pas d'objection de l'ASN à ce stade au projet de réacteur Astrid

Paris - L'Autorité de Sûreté nucléaire (ASN) n'a pas d'objection à la poursuite du projet de réacteur Astrid, porté par le CEA et actuellement dans sa phase de conception, a-t-elle indiqué dans une note d'information mise en ligne jeudi.

L'ASN demande cependant un niveau de sûreté au moins équivalent à celui exigé pour la troisième génération de réacteurs, de type EPR.

Porté par le CEA, associé à EDF et Areva, le projet Astrid a pour objectif la réalisation d'un prototype de réacteur préparant la possible future quatrième génération de réacteurs de production d'électricité, à l'horizon 2040-2050.

Pour l'ASN, cette nouvelle génération de réacteurs devra apporter un gain de sûreté significatif par rapport à la troisième génération.

Astrid, prototype de cette filière, devra permettre de préparer et tester des options et dispositions de sûreté renforcées, souligne-t-elle.

L'avis de l'ASN rendu public jeudi se situe en amont des procédures réglementaires prévues pour les installations nucléaires. Il a été pris sur la base d'un document d'orientations transmis par le CEA en juin 2012, présentant les grands axes de sûreté envisagés pour la conception d'Astrid.

L'ASN prendra position sur la sûreté de ce projet aux étapes ultérieures du processus réglementaire, souligne-t-elle : un dossier d'options de sûreté, puis un dossier de demande d'autorisation de création d'une installation nucléaire.

Astrid devrait être un réacteur à neutrons rapides refroidis au sodium, d'une puissance de 600 mégawatts (deux à trois fois moins qu'un réacteur classique moderne). Sa mise en service a été projetée en 2020.

vm/pjl/jpr

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(©AFP / 17 avril 2014 14h03)
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