Pétrole: deux nouvelles entités de Schlumberger en France touchées par des suppressions de postes

Paris - Deux nouvelles entités en France du groupe de services parapétroliers Schlumberger sont visés par un plan social, portant à trois le nombre d'entités concernées par des suppressions de postes sur le territoire, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
Ces plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) concernent les entités STS (services techniques) et SPS (services pétroliers), qui comptent respectivement 350 et 330 salariés, selon la CFE-CGC, seul syndicat représentatif dans ces deux entités. Ils portent à sept le nombre de PSE chez Schlumberger en France depuis 2015.

La direction du groupe franco-américain a confirmé à l'AFP l'annonce "en juillet" d'un PSE "concernant les entités STS et SPS", mais a souligné qu'elle "ne peut pas dire encore sur combien de postes cela va porter". Selon une source syndicale, "un tiers des effectifs" pourrait être concerné.

"Nous essayons au maximum de limiter l'impact et de préserver l'emploi", notamment via des reclassements en interne, a assuré l'entreprise.

Dans un communiqué, la CFE-CGC a indiqué que la direction avait annoncé en mai "une réorganisation mondiale" et "en-dehors de tout contexte légal, entamé un processus de transferts de salariés vers des postes à l'international". "Des dizaines de transferts ont eu lieu", selon le syndicat.

"En réaction à ces transferts", pour lesquels ils n'ont "jamais été consultés", les élus au comité d'entreprise de l'entité STS et la CFE-CGC ont assigné en référé la direction en justice. L'audience au tribunal de grande instance de Nanterre s'est tenue le 2 août et le jugement est attendu mercredi, a précisé à l'AFP la CFE-CGC.

"Sous la menace d'une sanction judiciaire", la direction "a finalement confirmé l'ouverture d'un projet de réorganisation", selon le communiqué. Et elle a lancé "en septembre" un PSE dans les entités STS et SPS, a ajouté la source syndicale.

Une troisième entité, Etudes et productions, est déjà visée par un plan portant sur 117 suppressions selon la direction, 122 d'après l'intersyndicale CFDT, CGT, CFE-CGC.

Pour expliquer ces PSE, l'entreprise invoque une forte baisse de son activité provoquée par la "grosse crise" du secteur depuis trois ans et la chute prolongée des cours du pétrole.

Schlumberger a vu son chiffre d'affaires presque divisé par deux entre 2014 et 2016, à 27,8 milliards de dollars, et il est passé sur la même période d'un bénéfice net de 5,43 milliards en 2014 à une perte nette de 1,69 milliard en 2016.

sp-mhc/cel/nas

SCHLUMBERGER


(©AFP / 26 septembre 2017 17h28)
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