Pétrole: le brut recule légèrement dans un marché atone

Paris (awp/afp) - Les cours du pétrole étaient en léger repli lundi en fin d'échanges européens dans un marché atone, parvenant à limiter leurs pertes en raison des tensions en Libye, producteur pétrolier, et des craintes liées à l'Ukraine.

Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet reculait de 24 cents, à 110,30 dollars, et le baril de "light sweet crude" (WTI), même échéance, cédait 13 cents, à 104,22 USD.

Les échanges sont restés limités en raison de la fermeture lundi des marchés au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, du fait de jours fériés.

"Il s'agit d'une légère correction, qui répond notamment aux résultats électoraux en Ukraine, l'élection s'étant déroulée assez calmement et n'ayant pas réservé de grand surprise", a commenté Lysu Paez-Cortez, analyste en matières premières chez Natixis.

Selon elle, "envisager un retour au calme graduel à l'est du pays est désormais possible".

Un espoir qui parait d'ores et déjà lointain, l'armée ukrainienne ayant lancé lundi ses avions de combats et déployé ses parachutistes pour tenter de reprendre le contrôle de l'aéroport de Donetsk investi par des insurgés.

La situation en Ukraine, voie de passage pour les exportations de gaz et de pétrole russes vers l'Europe, demeure donc toujours au centre des préoccupations des opérateurs. Les craintes d'une dégradation de la situation, déjà grave, voire d'une guerre civile, soutiennent les cours du brut depuis plusieurs semaines.

Le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko, qui a remporté la présidentielle de dimanche, s'est fixé pour priorité de mettre fin à la guerre dans l'Est séparatiste, où le scrutin n'a quasiment pas pu avoir lieu, et de mener son pays sur la voie de l'intégration européenne.

Autre soutien des cours, la situation en Libye, producteur pétrolier et membre de l'Opep, où règne un climat de vives tensions alimentées par une lutte d'influence entre politiciens et milices armées.

"Depuis plusieurs semaines, les marchés ont commencé à anticiper le retour de la Libye mais la reprise en main des ports aux mains des rebelles par le gouvernement a été plus longue que prévu, et les récents événements font à nouveau planer le doute", a relevé Mme Paez-Cortez.

Vendredi, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet avait gagné 61 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 104,35 dollars.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord, avait fini à 110,54 dollars sur l'IntercontinentalExchange (ICE), en hausse de 18 cents.

afp/rp



(AWP / 26.05.2014 18h31)