Première frappe aérienne australienne contre l'EI en Syrie

L'aviation australienne a effectué sa première frappe contre l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie, a annoncé mercredi le ministre australien de la Défense Kevin Andrews. L'appareil en question a ciblé et détruit un transport de troupes blindé des djihadistes.

"Cela fait partie de l'extension logique de l'engagement australien dans la lutte contre Daesh, pour opérer non seulement au-dessus du nord de l'Irak mais aussi au-dessus de l'est de la Syrie afin de dégrader et détruire les forces de Daesh", a déclaré le ministre à des journalistes, utilisant l'acronyme arabe correspondant à l'EI.

Lors de cette frappe qui a eu lieu il y a deux jours, un appareil F/A-18A Hornet de la Royal Australian Air Force (RAAF) a détruit un transport de troupes blindé de l'EI avec un missile guidé, a indiqué M. Andrews.

Les Etats-Unis, le Canada, la Turquie et des Etats du Golfe effectuent déjà des frappes aériennes contre des objectifs de l'EI en Syrie.

Frappes dissimulées
L'Australie s'est jointe l'année dernière à la coalition menée par les Etats-Unis pour combattre l'EI en Irak, mais elle a étendu la semaine dernière ses opérations aériennes à la Syrie. Elle a déclaré que la base juridique pour cela était la nécessité d'une défense collective de l'Irak contre le groupe djihadiste, qui contrôle une vaste étendue de territoire en Irak et en Syrie.

Le ministère australien de la Défense avait annoncé samedi dernier dans un communiqué que l'aviation australienne avait effectué sa première mission au-dessus de la Syrie, mais sans effectuer de frappe.

Le ministère avait précisé que les appareils utilisés par la RAAF au sein de la coalition sont deux chasseurs F/A-18A Hornet, un avion-citerne KC-30A et un avion de veille radar E-7A.

Frappes françaises en vue
La France effectuera de son côté "dans les prochaines semaines" ses premières frappes aériennes contre l'organisation EI en Syrie. C'est ce qu'a annoncé mercredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Il était interrogé par la radio France Inter sur l'échéance à laquelle les chasseurs français, qui effectuent depuis le 8 septembre des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie, passeraient à des frappes.

M. Le Drian s'est refusé à plus de précisions alors que le président français François Hollande a noté lundi que des frappes seraient "nécessaires". "Je ne vais pas vous indiquer tous les plans de vols", a-t-il répliqué. "Ce serait une erreur tactique."

Il a démenti tout accord implicite avec le régime de Damas pour que les avions français puissent survoler le territoire syrien sans s'exposer au feu anti-aérien syrien.

(ats / 16.09.2015 09h03)