Présidents russe et ukrainien croisent le fer lors du sommet Asem

Vladimir Poutine et Petro Porochenko ont entamé à Milan une rencontre en présence des principaux dirigeants européens. Les présidents russe et ukrainien ont été accueillis par le chef du gouvernement italien Matteo Renzi à la préfecture de Milan.

Les deux hommes ne s'étaient pas vus depuis fin août à Minsk. Leur réunion, qui se déroule en marge du Sommet euro-asiatique (Asem), abordera notamment les "perspectives de processus de paix", a indiqué le conseiller de M. Poutine.

La chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande, le Premier ministre britannique David Cameron et les dirigeants de l'Union européenne, Herman Van Rompuy et Jose Manuel Barroso, participent aussi à ce mini-sommet, censé permettre une solution pacifique au conflit en Ukraine.

A son arrivée à son hôtel de Milan jeudi soir, M. Porochenko avait déclaré devant quelques journalistes n'attendre qu'une seule chose de sa rencontre avec son homologue russe: "la paix et la stabilité" en Ukraine.

Balle dans le camp de la Russie
Le président russe, qui est apparu souriant et détendu vendredi matin, a eu la veille au soir un entretien avec la chancelière allemande. Les discussions ont porté sur les différents points qui restent encore à mettre en oeuvre dans le cadre des accords de Minsk conclus en septembre, et notamment le cessez-le-feu toujours pas respecté, a indiqué une source gouvernementale allemande.

M. Poutine a par ailleurs mis en garde les Européens contre de "grands risques" de perturbations des livraisons de gaz cet hiver, faute d'accord dans le conflit gazier entre Moscou et Kiev. "Il n'y aura aucune crise causée par des responsables russes de la coopération avec l'Europe, mais de grands risques sur le transit existent", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Belgrade.

"C'est à la Russie de fournir la contribution décisive pour une désescalade" de la situation en Ukraine, a prévenu pour sa part Mme Merkel. Jeudi, la chancelière s'est également entretenue avec le président ukrainien.

Les deux dirigeants ont déploré le fait que de nombreux points, pourtant acceptés par les deux parties dans le cadre des accords de Minsk, n'aient pas été mis en oeuvre pour permettre un cessez-le-feu complet, a indiqué une source gouvernementale allemande.

(ats / 17.10.2014 09h08)