Rachat de RTL par M6: des "passerelles" entre antennes

Le rachat du groupe de radio RTL par M6 sera effectif le 1er octobre / © AFP/Archives / LIONEL BONAVENTURE, LOIC VENANCE
Il y aura des "passerelles" entre les antennes mais pas de "réquisitions" des animateurs de RTL par M6, dont le rachat du groupe de radio sera effectif le 1er octobre, ont indiqué leurs dirigeants mercredi.

"On va travailler ensemble et on va être très pragmatique", a assuré le président de RTL Christopher Baldelli, qui présentait la grille de rentrée du groupe radio.

"Il n'y aura pas d'ordres de réquisition" des animateurs star de RTL, a indiqué de son côté Nicolas de Tavernost le patron de M6, ajoutant sur le ton de la plaisanterie: "J'ai horreur de faire des chèques". "On ne va pas casser quelque chose qui fonctionne extrêmement bien. A nous de convaincre que nous avons aussi des opportunités", a-t-il ajouté, alors que la plupart des animateurs de RTL sont sous contrat avec d'autres chaînes de télévision.

Face à la préoccupation exprimée il y a quelques jours par la rédaction de RTL quant au manque d'informations sur le rachat, Christopher Baldelli a assuré que sur l'information, "ce sont deux rédactions séparées, avec des lignes éditoriales séparées".

"Nous avons visé au maximum à donner des garanties en matière d'emploi. Il n'y aura pas de plan de départs de volontaires mais à terme d'un peu plus de deux ans, une suppression de postes sur l'ensemble du groupe, sur une fourchette établie entre 30 et 50 postes" principalement dans les fonctions supports (commercial, publicité...), a-t-il précisé.

Christopher Baldelli a également indiqué qu'il serait lui-même responsable du pôle radio du futur ensemble et également de l'information de tout le groupe, qui regroupera les radios RTL, RTL2 et Fun Radio et les chaînes de télévision M6, W9, 6Ter, Paris Première (soit un total de 2.500 personnes).

Interrogé sur les synergies de programmes, il a précisé: "Si on peut faire des choses ensemble et que ça marche mieux, on ne va pas se gêner", citant l'exemple des "Grosses Têtes", émission phare de RTL retransmise sur la chaîne Paris Première.

"RTL peut nous apporter beaucoup de choses dans le domaine de l'information, qui est un domaine dans lequel on était peu présent et où on a progressé, notamment le direct", a souligné Nicolas de Tavernost, citant aussi le domaine de la musique, de la promotion et le "plan créatif".

Sur la publicité, "on est dans un monde où de grands prédateurs, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple, ndlr) veillent, on a intérêt à regrouper nos forces", a-t-il ajouté.



(©AFP / 13 septembre 2017 19h19)
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