Services de paiement: de nouvelles règles européennes en vigueur samedi

Bruxelles - De nouvelles règles européennes, régissant les services de paiements sur internet et qui doivent entrer en vigueur samedi, devraient permettre aux consommateurs européens d'économiser plus de 550 millions d'euros par an, a estimé vendredi la Commission européenne.

Derrière le terme jargonneux du vocabulaire bruxellois, "directive révisée des services de paiement", alias DSP2, se cache un bouleversement potentiel pour le secteur bancaire.

L'un des éléments de cette nouvelle réglementation les plus faciles à comprendre pour les clients des banques, c'est que désormais il ne sera plus possible d'exiger des frais supplémentaires lors de paiements sur internet avec une carte de crédit.

Cette directive révisée "permettra aux consommateurs de l'UE d'économiser plus de 550 millions d'euros par an. Et les consommateurs seront aussi mieux protégés quand ils effectuent leur paiement" en ligne, a estimé le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, dans un communiqué.

Ces nouvelles règles permettront également de mieux encadrer l'accès des "fintechs", start-up prestataires de services financiers par le biais de nouvelles technologies, aux données de clients des banques traditionnelles.

Faute d'encadrement, les fintechs, en premier lieu les agrégateurs de comptes comme Bankin ou Linxo, utilisaient la technique de "web scraping".

Cette technique consiste à aller chercher les informations directement sur les sites internet des banques via les identifiants du client et avec l'accord de ce dernier, un procédé jugé trop peu sécurisé par les établissements traditionnels.

Désormais, les jeunes pousses devront passer par une interface de programmation mise à disposition par les banques pour accéder aux données des comptes de paiement de leurs clients.

Les banques traditionnelles auront dix-huit mois, donc a priori jusqu'à septembre 2019, pour mettre en place ces outils pour les start-up.

Pendant cette période de transition, les fin-techs pourront encore avoir recours aux "web scraping", mais elles devront le signaler aux banques.


(©AFP / 12 janvier 2018 11h41)
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