Suisse: le BAK relève les prévisions de croissance pour 2018

(ajoute détails prévisions BAK)

Zurich (awp) - Les économistes de l'institut BAK ont légèrement relevé jeudi leurs prévisions de croissance pour l'année prochaine, tablant désormais sur un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 2,4%, contre 2,3% dans leurs précédentes estimations.

Pour cette année, l'institut bâlois a maintenu ses projections de croissance à 1%, selon un communiqué.

Après une accélération de 0,6% du PIB au troisième trimestre, la solide progression conjoncturelle devrait se poursuivre en fin d'année. "La croissance repose sur des bases solides autant au niveau de la demande intérieure que du commerce extérieur", ont précisé les économistes.

La solide conjoncture mondiale et l'affaiblissement du franc vont soutenir le commerce extérieur, tandis que le moral "au beau fixe" des entreprises devrait porter les investissements, a détaillé le BAK. Le repli du chômage et une progression des salaires réels devraient quant à eux soutenir les dépenses des ménages.

Face à la principale monnaie d'exportation, le franc est attendu à 1,11 EUR/CHF cette année et à 1,18 en 2018.

Les exportateurs helvétiques devraient bénéficier de la reprise économique chez leurs principaux partenaires économiques. Le BAK anticipe ainsi dans l'UE une croissance de 2,4% et 2,2% en 2017 et 2018, ainsi que de 2,3% et 2,7% aux Etats-Unis.

Ces taux de croissance devraient permettre au commerce extérieur suisse d'afficher cette année des exportations en hausse de 3,2% et de 5% l'exercice prochain.

L'institut bâlois anticipe par ailleurs un taux de chômage à respectivement 3,2% et 3,0% en 2017 et l'année suivante, tandis que la consommation privée doit progresser de 1,3% et 1,6% pendant la période sous revue.

Si le BAK s'inscrit dans la moyenne des prévisions des autres économistes, ses spécialistes sont plus prudents au sujet de la politique monétaire. Les experts tablent ainsi sur une hausse des taux directeurs par la Banque nationale suisse (BNS) à partir de 2020 seulement, alors que d'autres instituts la situent entre fin 2018 et début 2019.

Dans la zone euro, un resserrement de la politique monétaire n'est pas attendu avant 2020, car des pays comme l'Espagne, l'Italie et la Grèce ont toujours besoin de soutien, ont poursuivi les économistes.

al/fr

(AWP / 07.12.2017 10h20)
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