Veolia acquiert Altergis et veut sa part des services énergétiques en France

Paris - Le spécialiste de la gestion de l'eau, des déchets et de l'énergie Veolia a annoncé mercredi l'acquisition de la société française Altergis, marquant la volonté du groupe de se repositionner sur le secteur des services énergétiques en France.

Altergis est une société de 400 personnes active en France dans le domaine des services énergétiques, de l'ingénierie à l'exploitation et à la maintenance d'installations à la fois pour des clients publics (hôpitaux, etc.) ou privés (industriels, tertiaire).

Elle a réalisé 70 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2014.

L'acquisition doit obtenir le feu vert des autorités françaises de la concurrence et Veolia envisage une clôture de l'opération avant l'été.

Si pour Veolia l'investissement est modeste, moins de 50 millions d'euros, a indiqué son PDG Antoine Frérot à l'AFP, il s'inscrit dans la volonté du groupe de se repositionner sur ce secteur des services énergétiques en France.

L'acquisition d'Altergis doit servir de levier à un développement essentiellement organique dans les services énergétiques en France. Elle pourrait être complétée par d'autres petites acquisitions, mais l'idée c'est de faire grandir cette activité, explique M. Frérot.

Depuis l'accord de partage de Dalkia signé avec EDF en juillet 2014, et par lequel Veolia repris les activités internationales de la société de services énergétiques, le groupe n'était quasiment plus présent en France dans ce secteur.

Or, Veolia a vocation à travailler en France autant qu'ailleurs. Donc nous souhaitons pouvoir proposer nos offres en matières d'efficacité énergétique en France, défend Antoine Frérot.

Acquérir Altergis plutôt que de relancer l'activité en interne pourra accélérer notre développement, ajoute-t-il, notamment sur les services aux industriels et aux bâtiments, spécialité d'Altergis.

En revanche, Veolia misera moins sur les réseaux de chaleur car le marché est plus mature que sur les deux autres, explique M. Frérot.

Le marché français compte en effet déjà des acteurs de poids, réalisant plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires, comme Cofely (filiale d'Engie, ex-Gdf Suez), Dalkia (EDF), mais aussi des filiales de groupes du BTP comme Bouygues ou Vinci.

Antoine Frérot ne dévoile d'ailleurs pas d'ambitions chiffrées. Aujourd'hui le groupe réalise entre 50 et 80 millions d'euros en France dans sa branche énergie.

mhc/cb/spi

VEOLIA ENVIRONNEMENT

EDF - ELECTRICITE DE FRANCE

BOUYGUES

VINCI

(©AFP / 06 mai 2015 08h41)
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