Wall Street, rassurée par l'inflation, ouvre en hausse

Traders sur le parquet du New York Stock Exchange le 17 janvier 2018 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / SPENCER PLATT
Wall Street a démarré la séance en hausse mardi, rassurée par un ralentissement de l'inflation aux Etats-Unis et peu perturbée par le départ du chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson: le Dow Jones gagnait 0,52% et le Nasdaq 0,48%.

Vers 14H20 GMT, l'indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, avançait de 130,90 points à 25.309,51 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 36,21 points à 7.624,54 points.

L'indice élargi S&P 500 progressait de 0,44%, ou 12,38 points, à 2.795,40 points.

La Bourse de New York avait terminé en ordre dispersé lundi, l'indice Dow Jones (-0,62%) souffrant des craintes d'une guerre commerciale mondiale attisée par Donald Trump tandis que le Nasdaq (+0,36%) avait fini à un nouveau record.

Mardi, le ministère du Travail a indiqué que la hausse des prix avait ralenti en février avec un indice des prix à la consommation en hausse de 0,2% par rapport au mois précédent.

En janvier ces prix avaient bondi de 0,5%, suscitant des inquiétudes à Wall Street sur un retour rapide de l'inflation et par effet d'entraînement sur des hausses de taux plus fortes de la banque centrale américaine (Fed) pour tenter de la maîtriser.

Les marchés "craignent moins que la Fed n'augmente ses taux plus de trois fois cette année", a commenté Patrick O'Hare de Briefing.

Celle-ci se réunit la semaine prochaine et les marchés s'attendent à ce qu'elle relève ses taux d'un quart de point pour la première fois de l'année.

Le marché obligataire se rééquilibrait après s'être fortement détendu suite aux données sur l'inflation, le taux de rendement des bons du Trésor à 10 ans reculant légèrement à 2,861% contre 2,868% la veille, et celui à 30 ans se stabilisant à 3,129%.

- Tillerson limogé -

Le marché a été en revanche peu perturbé par l'éviction du chef de la diplomatie Rex Tillerson, remplacé au poste de secrétaire d'Etat par l'actuel directeur de la CIA, Mike Pompeo.

"Il ne s'agit pas d'un choc complet, étant donné les rapports conflictuels connus entre M. Tillerson et le président", a commenté M. O'Hare.

L'ancien patron d'ExxonMobil n'a pas parlé à Donald Trump avant son limogeage et ignore les raisons pour lesquelles il a été écarté, d'après Steve Goldstein, un haut responsable du département d'Etat.

Parmi les valeurs du jour, le fabricant de microprocesseurs Qualcomm chutait (-3,77% à 60,44 dollars), après que M. Trump a bloqué lundi la fusion avec l'entreprise basée à Singapour Broadcom (+2,71% à 269,96 dollars), estimant qu'elle portait atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis.

Cette décision met fin à la bataille que se livraient les deux groupes depuis plusieurs mois dans le cadre d'une opération qui, à 117 milliards de dollars, était attendue comme la plus importante du secteur.

General Electric chutait (-3,71% à 14,54 dollars) après que JPMorgan a abaissé dans une note son objectif de cours à 11 dollars contre 14 dollars précédemment.

Le secteur de l'acier et de l'aluminium demeurait volatil alors que la décision par M. Trump la semaine dernière d'imposer des droits de douane sur l'importation de ces produits risquait de lancer une guerre commerciale entre les Etats-Unis et ses partenaires: US Steel reculait de 2,87% à 42,32 dollars, tandis que Century Aluminium company bondissait de 7,50% à 22,37 dollars et Alcoa prenait 2,40% à 49,52 dollars.

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(©AFP / 13 mars 2018 15h40)


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