Catalogne: 45.000 manifestants à Bruxelles en soutien à l'indépendance (police)

Carles Puigdemont, le président destitué de la Catalogne salue les indépendantistes catalans qui manifestent à Bruxelles, le 7 décembre 2017 / © AFP / EMMANUEL DUNAND
Environ 45.000 personnes, selon la police, ont manifesté jeudi dans le quartier européen de Bruxelles en soutien à l'indépendance de la Catalogne, à l'appel de deux associations indépendantistes souhaitant interpeller l'UE.

Les organisateurs avaient annoncé à la veille de la manifestation tabler sur 20.000 participants.

Le "comptage officiel" de la police de Bruxelles a été communiqué environ une heure après le départ du cortège d'un parc tout proche des institutions européennes.

Le cortège, qui devait parcourir pendant plusieurs heures le quartier des institutions européennes, était noyé sous une marée de drapeaux rayées rouge et jaune, aux couleurs de la Catalogne.

A l'arrivée était prévue une série de discours de responsables indépendantistes catalans, notamment de Carles Puigdemont, le président destitué de la région, exilé en Belgique.

"On est venu soutenir notre président qui a dû s'enfuir parce qu'il risquait la prison en Espagne (..) et pour demander à l'Europe de se réveiller et de voir qu'en Espagne il n'y a pas de démocratie", a expliqué à l'AFP Montserrat Mante, une retraitée de 73 ans venue de Badalona, non loin de Barcelone.

Beaucoup de manifestants brandissaient des pancartes "Wake Up Europe!" (Europe réveille-toi), le mot d'ordre du rassemblement, certains reprenant en choeur le cri "Independancia".

D'autres slogans ou pancartes s'en prenaient à l'attitude des dirigeants de l'UE.

"La démocratie? On la défend quand ça nous va bien", pouvait-on lire sous un portrait du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, auxquels les indépendantistes catalans reprochent d'avoir pris le parti de Madrid qui a pris le contrôle de la région et destitué l'exécutif régional ayant organisé un référendum d'indépendance le 1er octobre.

Une autre banderole établissait un parallèle entre l'attitude du chef du gouvernement Mariano Rajoy, en 2017, et celle de l'ex-dictateur espagnol Franco au début de la Guerre civile en 1936, interrogeant en anglais: "c'est ça les valeurs de l'UE ?"



(©AFP / 07 décembre 2017 13h34)
News les plus lues