Ukraine: deux soldats tués, une école touchée par un bombardement dans l'Est

Un soldat ukrainien sur un check-point dans l'Est de l'Ukraine, le 16 mai 2014 / © AFP/Archives / Genya SAVILOV
Deux soldats ukrainiens ont été tués dans l'Est séparatiste prorusse de l'Ukraine, où une école a été touchée par un bombardement en dépit d'une trêve en vigueur, ont annoncé jeudi les autorités ukrainiennes.

"Deux de nos militaires ont péri dans des affrontements" mercredi, a annoncé un porte-parole du ministère de la Défense, Dmytro Goutsouliak. Quatre autres soldats ont également été "blessés par des tirs ennemis", a-t-il ajouté.

La situation sur le front s'est aggravée, a affirmé le porte-parole, faisant état d'une hausse "considérable" du nombre de tirs rebelles, dont certains par des systèmes de lance-roquettes multiples Grad.

A Svitlodarsk, petite ville dans la région de Donetsk, dans la zone contrôlée par Kiev, un obus d'artillerie a explosé dans la cour d'une école dans la matinée, brisant une trentaine de vitres, ont assuré le gouverneur régional et le parquet général, mettant en cause les séparatistes.

Environ 440 personnes dont 390 enfants se trouvaient à l'école au moment de l'attaque, mais personne n'a été blessé, a précisé dans un communiqué le parquet.

Presque 750 écoles ont été endommagées ou détruites dans l'Est de l'Ukraine depuis le début de ce conflit armé il y a quatre ans, selon un communiqué de l'Unicef publié en mai.

Quelque 200.000 enfants sont contraints de faire leur scolarité dans des zones exposées à des risques d'affrontements, selon la même source.

Le conflit opposant les forces gouvernementales à des séparatistes prorusses a fait plus de 10.000 morts dans ce pays situé aux portes de l'Union européenne.

Kiev et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir militairement les rebelles, ce que Moscou dément.

Depuis les accords de Minsk signés en février 2015, des trêves successives, dont la dernière a été décrétée fin avril, ont permis de réduire le niveau des violences dans ce territoire sans toutefois mettre un terme à l'effusion de sang.



(©AFP / 17 mai 2018 14h21)
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