Zones défavorisées: manifestations d'agriculteurs dans le grand sud-ouest

Des agriculteurs protestent contre le projet de réforme de la carte des zones défavorisées, près de Toulouse, le 7 février 2018 / © AFP/Archives / PASCAL PAVANI
Les agriculteurs occitans étaient toujours mobilisés mercredi contre le projet de réforme de la carte des zones défavorisées et perturbaient la circulation sur plusieurs axes du grand sud-ouest.

Dans le Gers, des manifestants continuaient le blocus des accès à Auch, entamé lundi. "L'action se poursuit jour et nuit", a indiqué la préfecture du département et les transports scolaires sont suspendus.

Les responsables de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs (JA), avaient annoncé lundi qu'ils maintiendraient les barrages installés sur quatre ronds-points jusqu'à jeudi.

Selon les responsables syndicaux, la nouvelle carte des zones défavorisées, qui permet aux agriculteurs de percevoir une aide, l’Indemnité compensatrice de handicap naturel (ICHN) hors montagne, exclurait 74 communes du département.

En Aveyron et dans le Tarn, les agriculteurs ont organisé des barrages filtrants et ont organisé des opérations escargot.

Dans les Hautes-Pyrénées, les agriculteurs ont bloqué des entrées et sorties de l'autoroute A64, selon la FDSEA. Selon le syndicat agricole, trois secteurs du département, soit environ une trentaine de communes, devraient sortir de la nouvelle carte des zones défavorisées. "Des sorties anormales car basées sur des critères technocratiques" a déploré auprès de l'AFP le président de la FDSEA 65, Christian Fourcade.

Dans l'Aude, à l’entrée du secteur de la Piège, une opération "Piège morte" devait être organisée dans l'après-midi. Les agriculteurs envisagent de procéder à Fanjeaux à "l’enterrement fictif" de ce secteur d'une quarantaine de communes, directement touchées par la nouvelle carte des zones défavorisées agricoles.

"C'est une action symbolique. On va enterrer les villages pour dire que c'est la mort du territoire", a indiqué Yann Vetois, éleveur de brebis audois et membre du collectif "Pour que vive la Piège". "On a déjà mis des croix, un des maires de la zone va diriger la cérémonie".

"Dans toutes les communes de ce secteur, les services publics municipaux et départementaux seront fermés en guise de protestation (...) et en soutien à la profession agricole", selon un communiqué d'André Viola, président du conseil départemental de l'Aude.



(©AFP / 14 février 2018 13h31)


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