BONDS EUROPE/Détente des rendements après les mauvais chiffres de l'emploi US

Paris (awp/afp) - Les rendements obligataires se sont détendus vendredi après le rapport officiel sur l'emploi américain qui a douché les espoirs d'une amélioration prochaine du marché du travail aux Etats-Unis, première économie mondiale.

Vers 18H00 HEC (16H00 GMT), le Bund allemand reculait à 2,827% contre 2,965% jeudi à la clôture, tandis que l'OAT française baissait dans une moindre mesure à 3,411% contre 3,486% la veille.

Hors zone euro, le taux à 10 ans britannique, le Gilt, était en baisse à 3,189% contre 3,296% jeudi.

La détente était logiquement encore plus marquée outre-Atlantique, où le rendement du bon du Trésor à dix ans s'inscrivait à 3,016% contre 3,138% jeudi et celui du bon à 30 ans à 4,301% contre 4,366%. Les taux courts à trois mois étaient à 0,02% contre 0,03% la veille.

Les embauches sont restées au point mort pour le deuxième mois de suite aux Etats-Unis en juin, avec seulement 18'000 créations d'emplois nettes, et le taux de chômage a poursuivi sa remontée, à 9,2% de la population active, selon le rapport officiel du département du Travail.

"Presque tous les aspects du rapport sont décevants, notamment une révision à la baisse des gains du mois dernier, et les espoirs d'un tournant sur le marché de l'emploi, qui avaient été animés par le rapport ADP (sur l'emploi privé) publié hier (jeudi), ont été sévèrement douchés", ont observé les analystes de Charles Schwab.

"Ce rapport est terrible", ont renchéri les analystes d'ING, "le marché du travail aura besoin d'un certain temps pour que la lente amélioration entamée il y a un ou deux trimestres s'accélère".

Du côté des pays jugés fragiles de la zone euro, la pression se maintenait sur les rendements obligataires.

Les taux italiens à dix ans restaient ainsi à un niveau record à 5,267% contre 5,171% la veille.

Les marchés craignent une contagion de la crise grecque à l'Italie, dont la dette, l'une des plus élevées du monde en valeur absolue, représente environ 120% du PIB. Le pays est sous la surveillance des agences de notation, Moody's ayant annoncé le 17 juin qu'elle envisageait d'abaisser sa note, un mois après une décision similaire de Standard and Poor's.

En Grèce, les taux à dix ans sont aussi repartis à la hausse à 16,408% contre 16,342% la veille.

Les nouvelles mises en garde des agences de notation et de la Banque centrale européenne, ainsi que le repli de l'Allemagne sur ses positions traditionnelles, sèment en effet la confusion autour de la participation des créanciers privés au nouveau plan d'aide à Athènes.

Sur le marché interbancaire, l'Euribor à trois mois, principal taux en zone euro, est monté à 1,593% contre 1,583% jeudi et le Libor à trois mois libellé en dollars est resté stable à 0,246%.

ds



(AWP / 08.07.2011 18h39)

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