Accord entre Kiev et l'UE, Moscou ratifie l'annexion de la Crimée


L'Ukraine et l'Union européenne (UE) ont signé à Bruxelles le volet politique d'un accord d'association. Au même moment, la Chambre haute du Parlement russe a ratifié le traité rattachant la Crimée à la Russie.

Le Conseil de la Fédération suit ainsi l'exemple de la Douma qui l'avait adopté hier. le président Vladimir Poutine devrait terminer le processus d'annexion de la Crimée en signant formellement le traité avec les présidents des deux chambres dans la journée.

L'accord signé à Bruxelles a été paraphé par les 28 dirigeants de l'UE et le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk. Cet accord engage les deux parties dans une association politique et une intégration économique. Il ne prévoit pas à terme d'adhésion de l'Ukraine à l'UE.

Soutien fort à Kiev

Les Européens marquent ainsi un soutien fort à l'Ukraine. Cette accord intervient au lendemain de la décision de l'UE de durcir le ton contre Moscou en ajoutant douze noms à leur liste de personnalités russes et ukrainiennes visées par des sanctions.

Cette signature "symbolise l'importance des relations" des deux parties et "leur volonté de les faire aller de l'avant", a relevé le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy dans un tweet.

Seuls les chapitres "politiques" de l'accord de départ, trois sur sept, ont été signés. Les autres, instituant notamment une zone de libre-échange, ont été renvoyés à la formation d'un gouvernement ukrainien issu des prochaines élections du 25 mai, et au lancement d'un programme d'assainissement et de réformes économiques.

L'accord aurait dû initialement être signé en novembre, avant que le président ukrainien d'alors, Viktor Ianoukovitch, ne fasse volte-face, provoquant une crise en Moscou et l'Occident.

Berlin suspend toute forme de coopération

De son côté, l'Allemagne a suspendu toute forme de coopération militaire avec la Russie, y compris les exportations de matériel à usage militaire, ont annoncé les ministères de la Défense et de l'Economie. La mesure restera en vigueur au moins jusqu'à la fin avril.

La société allemande Rheinmetall a interrompu cette semaine ses livraisons de simulateurs de combat à l'armée russe, à la demande du gouvernement de Berlin.



(ats / 21.03.2014 12h32)