BOURSE/Francfort: le Dax plonge (-5,40%), ventes massives de contrats à terme

Francfort (awp/afp) - La Bourse de Francfort s'enfonçait toujours plus jeudi, l'indice Dax dépassant par moments les -6%, alors qu'étaient évoquées des ventes massives de contrats à terme dont les causes restent incertaines ainsi que des craintes sur la conjoncture mondiale.

A 14H29 GMT (16H20 HEC), l'indice Dax des trente valeurs vedettes affichait un repli de 5,40% à 5628,21 points.

"Une banque française a dit que peut-être une erreur de manipulation était en cause, mais sans donner de détails", a indiqué à l'AFP Markus Huber, opérateur chez ETX Capital, en utilisant le terme de jargon boursier "fat finger".

Cette expression désigne une faute de frappe d'un courtier qui le conduit à passer un ordre plus important que ce qu'il aurait souhaité.

"Cela se serait produit à propos de contrats à terme sur le Dax", ou "futures", a-t-il ajouté.

Christian Schmidt, stratège de la banque Helaba, faisait lui aussi état de ventes massives de contrats à terme sur le Dax, qui auraient entraÎné l'indice dans une spirale baissière.

La faute de frappe "est l'une des explications possibles", a-t-il dit à l'AFP, évoquant une erreur dans la formulation d'un prix par un opérateur.

"Une autre théorie est que l'interdiction des ventes à découvert dans toujours plus de pays européens conduit des investisseurs, par des chemins détournés, à vendre leurs contrats sur le Dax", a-t-il ajouté.

C'est aussi une hypothèse défendue par Ralf Groenemeyer, analyste de Silvia Quandt.

Une autre explication avancée au plongeon de la place de Francfort ainsi qu'à la chute des autres Bourses européennes, extrêmement nerveuses depuis plusieurs jours, était la publication par Morgan Stanley et Deutsche Bank d'études moroses sur la conjoncture.

"Il n'est pas du tout inhabituel que Francfort baisse davantage que les autres places financières car le Dax compte davantage de valeurs cycliques, c'est-à-dire très sensibles à la conjoncture, telles que l'automobile ou la machine-outil", a expliqué M. Groenemeyer.

Pour lui, c'est surtout la "crainte d'une récession" qui a affecté la place de Francfort (ouest), à l'instar des autres Bourses qui dégringolaient elles aussi.

Les marchés ont mal réagi à la publication de plusieurs indicateurs américains, signe pour eux d'un ralentissement de l'économie mondiale.

Aux Etats-Unis, les inscriptions au chômage ont ainsi augmenté plus que prévu la semaine dernière, repassant à plus de 400'000 demandes, et les prix à la consommation ont progressé bien plus qu'anticipé en juillet (+0,5%).

ds



(AWP / 18.08.2011 16h44)

News les plus lues