CRISE/UE/Van Rompuy ne ferme pas la porte aux euro-obligations

Bruxelles (awp/afp) - La création d'euro-obligations n'est pas une solution de court terme pour résoudre la crise dans la zone euro, mais peut être envisagée sous certaines conditions, a déclaré mardi le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy.

"Je préfère le terme de mutualisation de la dette publique à celui d'euro-obligations", a déclaré M. Van Rompuy lors d'un point de presse aux côtés du président du conseil italien, Mario Monti, en réponse à une question.

La Commission européenne présentera mercredi une étude de faisabilité pour l'introduction d'euro-obligations, un mécanisme de mutualisation des emprunts obligataires des Etats de la zone euro perçu par ses promoteurs comme le seul moyen durable de régler le problème de la crise de la dette.

Pour M. Van Rompuy, qui ne s'était pas encore exprimé sur le sujet, "il ne s'agit pas d'une solution de court-terme pour résoudre la crise de la dette".

Il a rappelé que le sujet était "très sensible" pour certains membres de la zone euro. L'Allemagne y est opposée, voyant depuis le début d'un très mauvais oeil la création éventuelle d'obligations communes à tous les pays membres qui bénéficieraient de son excellente note de solvabilité "AAA".

"Pour que ce soit faisable, il faudrait respecter certaines préconditions en termes de règles budgétaires", a déclaré M. Van Rompuy, "mais dans des périodes exceptionnelles, il est nécessaire de chercher aussi des solutions de grande envergure".

Interrogé sur le même sujet, M. Monti, qui doit rencontrer jeudi la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sartkozy lors d'un mini-sommet à Strasbourg, a dit ignorer si le sujet serait abordé, mais a estimé qu'il ne devait "pas y avoir de tabous".

"Comme l'a dit Herman Van Rompuy, ces euro-obligations ne doivent pas être un palliatif à la consolidation budgétaire mais une contribution à la consolidation budgétaire", a-t-il souligné.

rp



(AWP / 22.11.2011 18h01)