Cités sensibles de Marseille: un dealer armé interpellé, les élus mobilisés

MARSEILLE (Sipa) — Les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) Nord de Marseille, en patrouille dans la cité sensible des Lauriers, qui a été le siège dimanche d'un règlement de comptes mortel, ont interpellé mardi soir un revendeur de drogue armé, a-t-on appris mercredi de source proche de l'enquête.

Le mis en cause, en possession d'un revolver 357 Magnum chargé, a été surpris en flagrant délit alors qu'il s'apprêtait à procéder à une transaction de drogue avec un client.

Le suspect a tenté à cet instant de se débarrasser d'une sacoche qui contenait l'arme. Le "charbonneur", c'est-à-dire le revendeur de drogue, ainsi surnommé dans le jargon des trafiquants, a été placé en garde à vue.

Les policiers intervenaient pour sécuriser le secteur après le règlement de comptes survenu dimanche dans la même cité du XIIIe arrondissement de la ville. Salim Brahima, un homme de 25 ans, avait été tué de plusieurs balles de pistolet mitrailleur de type kalachnikov.

L'autopsie effectuée lundi a révélé qu'une des balles, tirées dans les jambes, avait sectionné l'artère fémorale de la victime et causé sa mort avant l'arrivée des marins-pompiers. Le préfet de police Alain Gardère avait indiqué dimanche que la victime avait déjà été interpellée à dix-sept reprises par la police, notamment pour des faits d'infraction à la législation sur les stupéfiants. Il s'agissait du dix-septième règlement de comptes recensé depuis le début de l'année dans les Bouches-du-Rhône et du troisième mortel pour le seul mois de juillet dans le département.

A cette occasion, le maire PS de secteur de la ville, Garo Hovsepian, et la députée (apparentée PS) de la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône, Sylvie Andrieux, ont écrit au ministère de l'Intérieur Manuel Valls pour lui demander d'inclure les cités de Marseille dans le nouveau périmètre des "zones de sécurités prioritaires" que le gouvernement vient de présenter.

Dans cette lettre dont le contenu a été communiqué à la presse, les deux élus estiment que "toute exclusion d'une cité pour laquelle les interventions seraient jugées moins prioritaires la condamnerait de facto à devenir un lieu de repli pour les trafics de toutes natures". "Le déploiement d'une police de proximité connaissant les acteurs et les spécificités locales serait une réponse adaptée à la sécurisation de ces lieux d'habitation, de commerce et de passage", insistent-ils dans le même courrier.

xnis/ljg


(Sipa / 01.08.2012 09h33)


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