Fraude de 2 milliards de dollars à l'UBS - un homme arrêté


Un courtier de la banque d'affaires d'UBS a généré des pertes de l'ordre de 2 milliards de dollars (1,75 milliard de francs) à travers des transactions non autorisées. Un suspect a été arrêté à Londres. Le 3e trimestre pourrait s'achever dans le rouge.

L'affaire fait encore actuellement l'objet d'une enquête interne, a précisé jeudi UBS quelques minutes avant l'ouverture de la bourse. Selon l'établissement, ce cas n'a pas affecté de positions de clients.

Si l'UBS ne délivre que peu d'informations, il semble que des opérations de courtage non autorisées ont été effectuées à Londres, au sein de l'unité Marché d'actions. La police britannique a confirmé avoir arrêté jeudi vers 3h30 un homme de 31 ans, employé par l'UBS. Il est accusé d'abus de confiance.

FINMA informée

Dans une lettre envoyée aux collaborateurs d'UBS, la direction indique avoir découvert les transactions non autorisées mercredi. Contactée, la banque n'a pas souhaité dire si la perte sur transactions était de nature criminelle, liée à une erreur ou consécutive à un manquement en matière de contrôle des risques.

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a informée par l'UBS dès la découverte du cas. La sanction des investisseurs ne s'est elle pas fait attendre. A l'ouverture de la Bourse suisse, le titre UBS lâchait 8,5%, pour se reprendre quelque peu vers midi en abandonnant 7,59%.

Affaire Kerviel

L'affaire n'est pas sans rappeler notamment celle qui avait touché la Société Générale en 2008, lorsque des opérations d'un de ses courtiers, Jérôme Kerviel, avaient entraÎné des pertes de 4,9 milliards d'euros. Jugé seul responsable de ce débours, l'ex-trader a été condamné en octobre 2010 à cinq ans de prison dont trois ferme.

Si les experts ne jugent pas dramatique le dommage financier subi par UBS, ils redoutent en revanche celui affectant la réputation de l'établissement. Même dans les cas où les agissements non autorisés du courtier ne seraient pas illicites, ils jettent le doute sur la gestion des risques, a relevé un analyste.



(ats / 15.09.2011 12h55)

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