L'armée turque poursuit ses tirs sur des positions syriennes


L'armée turque continuait de bombarder jeudi matin des positions de l'armée syrienne à la frontière entre les deux pays, en représailles à des tirs d'obus syriens, a indiqué une source de sécurité. L'Union européenne appelle "toutes les parties" à la retenue.

"Je condamne fermement les bombardements par les forces syriennes de la ville frontalière turque d'Akçakale", a affirmé la représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton.

Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius a lui aussi condamné les tirs d'obus syriens. "Cette violation du droit international constitue une menace sérieuse à la paix et à la sécurité internationales", a-t-il écrit dans un communiqué. "La communauté internationale ne peut pas accepter que le régime syrien poursuive ses actes de violence tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de ses frontières. Il faut y mettre fin sans délai", a-t-il poursuivi.

Explosion meurtrière à Damas

Par ailleurs, vingt et un membres de la force d'élite de la Garde républicaine syrienne ont été tués jeudi matin à Qoudsaya, dans la banlieue ouest de Damas, par une explosion suivie d'échanges de tirs, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Selon l'ONG, "les rebelles ont vraisemblablement utilisé une petite charge explosive mais elle était placée à proximité des résidences des Gardes républicains", a-t-elle précisé.

Les forces de l'ordre liées au régime ont procédé dans la matinée à des perquisitions et des arrestations arbitraires dans cette banlieue, a encore informé l'OSDH.



(ats / 04.10.2012 12h12)