Les pays "BRICs" peu enthousiastes pour aider la zone euro


La proposition lancée par le Brésil de venir en aide à la zone euro n'a reçu qu'un accueil mitigé des autres pays "BRICs" mercredi. Cette tiédeur peut s'expliquer à la fois par un manque de moyens financiers et une absence de volonté politique.

Les ministres des Finances des grands pays émergents regroupés dans le club des BRICs prendront une décision sur la possibilité de venir en aide à la zone euro lors d'une réunion à Washington le 22 septembre, a déclaré dans la journée un responsable du ministère indien des Finances.

Les BRICs (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont entamé des discussions préliminaires en vue d'une augmentation de leurs avoirs en obligations libellées en euro pour aider une Europe engluée dans la crise de sa dette publique, avait dit mardi soir un responsable du gouvernement brésilien.

Brésil prêt à aider

Mais, alors que Dilma Rousseff, présidente du Brésil, a réaffirmé que ce mercredi le pays était prêt à s'engager dans un effort d'aide international, les autres semblent moins enthousiastes.

Un conseiller de la banque centrale chinoise a exhorté Pékin à ne pas acheter de trop grandes quantités d'obligations émises par des pays de la zone euro tandis que le ministre des Finances sud-africain a laissé entendre que son pays ne disposait pas de suffisamment de ressources pour procéder à de tels achats.

L'Inde s'est dit "prudente" et la Russie semble ne pas encourager une initiative "BRICs", un conseiller du président Dimitri Medvedev estimant que le G20 serait un lieu plus approprié pour traiter de la crise de la dette de la zone euro.



(ats / 15.09.2011 08h16)