PRESSE/CH/Philipp Müller veut donner un "profil écologique" au PLR

(reprise de dimanche)

Berne (awp/ats) - Le PLR veut "développer un profil écologique" afin de devenir le deuxième plus grand parti de Suisse lors des élections fédérales de 2015, déclare son président Philipp Müller dans une interview parue dans la "SonntagsZeitung". De nouvelles centrales nucléaires ne sont "à long terme réalisables ni économiquement ni politiquement."

Le PLR s'était montré moins catégorique dans son papier de position sur la Stratégie énergétique 2050, présenté en novembre 2012. Il n'y rejetait la construction de nouvelles centrales que si celles-ci n'étaient bâties "qu'avec la technologie aujourd'hui à disposition".

Une réforme fiscale écologique fait par ailleurs figure d'instrument d'économie de marché envisageable. Son introduction devrait cependant être assortie de "certaines conditions", ajoute le conseiller national (AG) Philipp Müller.

"Il est pertinent d'augmenter l'imposition de l'énergie et de diminuer celle du travail. Mais il est obligatoire que l'enveloppe totale provenant des taxes et des impôts ne soient pas revue à la hausse et que les subventions soient en parallèle massivement réduites.", déclare le président du PLR.

Cette réforme fiscale écologique devrait être traitée "rapidement", en même temps que "notre revendication d'une ouverture supplémentaire du marché de l'électricité".

Suite à de longues discussions internes, le PLR a en outre décidé de soutenir la proposition du conseiller fédéral Didier Burkhalter de laisser le soin à la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) d'interpréter le droit de l'UE en cas de différend. "Mais cela ne pourra se faire sans dispositions de sécurité supplémentaires", précise M. Müller.

Les libéraux-radicaux ont tracé des lignes rouges à ne pas franchir. "Le peuple doit avoir le dernier mot. Aucune reprise automatique du droit européen ne doit se produire. Nous refusons également l'annulation automatique d'un contrat. La CJUE ne doit en outre interpréter le droit seulement concernant des différends qui touchent directement aux bilatérales."

Enfin, les mesures d'accompagnement à la liberté de circulation des personnes doivent être maintenues. Si l'une de ces lignes rouges est franchie, "nous refuserons le résultat des négociations". Et ce même s'il faut désavouer le conseiller fédéral PLR, souligne Philipp Müller.

Le parti réclame par ailleurs que la clause guillotine soit levée, "afin que le dernier mot du peuple ne soit pas vidé de sa substance". Les banques suisses doivent également bénéficier d'un accès libre au marché de l'Union.

ats/rp



(AWP / 21.10.2013 06h24)