PÉTROLE/Le brut clôture à son plus haut niveau de l'année à New York

(reprise de la veille)

New York (awp/afp) - Le pétrole a clôturé à son plus haut niveau de l'année mercredi à New York, dopé par l'optimisme sur la demande en brut dans le monde et le démarrage d'un oléoduc allant du centre des Etats-Unis vers le golfe du Mexique.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars, dont c'était le premier jour de cotation, s'est hissé à 96,73 dollars, à son plus haut niveau depuis le début de l'année en clôture, gagnant 1,76 dollar sur la séance.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance a également terminé à son plus haut niveau de l'année en clôture, à 108,27 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 1,54 dollar par rapport à la clôture de mardi.

"Il semble que le marché continue à ressentir l'impact du rapport de l'AIE", l'Agence internationale de l'énergie, qui a revu en hausse ses attentes de demande mondiale dans un document publié mardi, a estimé Matt Smith, de la note d'information pétrolière Daily Distillation.

L'AIE prévoit une demande mondiale accrue de 1,3 million de barils par jour (mbj) cette année par rapport à 2013, avec une consommation mondiale record d'or noir de 92,5 millions de barils par jour (mbj), contre 92,1 mbj prévus en décembre.

Et, selon lui, "les courtiers anticipent désormais le fait que nous verrons de la croissance au sein des pays développés comme des pays émergents" au lendemain de l'annonce par le Fonds monétaire international (FMI) d'un relèvement de ses prévisions de croissance mondiale, pour la première fois en près de deux ans.

Aux Etats-Unis, les prix ont été soutenus "par le démarrage (mercredi) des opérations commerciales de la partie sud de l'oléoduc Keystone par la société TransCanada pour acheminer du pétrole depuis Cushing, dans l'Oklahoma (centre-sud) vers les raffineries du Golfe du Mexique", a relevé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Cet oléoduc transporte jusqu'à 700'000 barils par jour, "ce qui va tripler la capacité d'acheminement de brut du Midwest vers le golfe", dopant la demande des raffineries en brut, et " va permettre de désengorger" en grande partie les réserves de brut à Cushing, où le WTI s'accumule depuis quelques années, a précisé M. Lipow.

Les réserves d'or noir du terminal de Cushing, qui servent de référence aux prix du WTI, ont en effet gonflé à des niveaux record l'an dernier

D'autre part, le marché guettait la sortie du rapport hebdomadaire du Département américain de l'Energie (DoE) sur les stocks de brut aux Etats-Unis pour la semaine achevée le 17 janvier. Cette publication est retardée d'un jour cette semaine en raison de la fermeture des marchés financiers américains lundi pour cause de jour férié aux Etats-Unis.

Contrairement aux précédentes semaines, "l'on s'attend à ce que ce rapport soit plus neutre que haussier pour les prix, ne montrant que de petites hausses des réserves de brut et d'essence et un léger recul des produits distillés", a noté Timothy Evans, de Citi Futures.

Depuis fin novembre, les stocks de brut américains ont plongé au total, et sans interruption, de 41,2 millions de barils.

afp/rp



(AWP / 23.01.2014 06h21)