Plus de 300.000 salariés de l'Union européenne "low cost" en France (presse)

PARIS (Sipa) -- D'après une note confidentielle du ministère du Travail que s'est procuré Le Parisien-Aujourd'hui en France, le nombre de ressortissants européens travaillant sur le territoire français à des tarifs bradés a triplé depuis 2006, pour atteindre officiellement quelque 110.000 salariés en 2010, et plus certainement 300.000 personnes.

D'après cette note, le nombre de salariés "low cost" a triplé depuis 2006 pour atteindre 110.000 salariés en 2010. "Ce document estime même qu'ils seraient de 220.000 à 330.000 en fait", écrit le quotidien régional. Et ce malgré l'abandon de la directive Bolkenstein, qui aurait donné le droit à chaque ressortissant européen de travailler dans l'UE en application du droit du travail de son pays d'origine.

Selon le Parisien-Aujourd'hui en France et alors que Jean-Marc Ayraut doit dévoiler mardi un plan pour contrôler les prestataires étrangers en France, les Espagnols et les Portugais touchés par la crise sont peu à peu venus grossir les rangs des nouveaux entrants dans l'Union européenne. Résultat: des salariés polonais payés 5 euros de l'heure à Clermont-Ferrand par une entreprise polonaise sous-traitante d'Eiffage, ou des Espagnols travaillant 54 heures par semaine pour un sous-traitant espagnol d'élagage d'ERDF sur un chantier de Haute-Garonne, d'après le Parisien.

"Ce phénomène est d'autant plus dur à contrer qu'il s'opère en général en toute légalité grâce au dispositif mis en place par Bruxelles sur les sociétés étrangères de prestation de service", écrit le quotidien.

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(Sipa / 13.11.2012 07h44)