Simonetta Sommaruga stupéfaite par le parachute doré de Vasella


Simonetta Sommaruga est stupéfaite par l'indemnité de départ de 72 millions de francs de Daniel Vasella, président démissionnaire de Novartis. "C'est très nuisible pour la cohésion sociale dans notre pays", a déclaré la ministre de la justice dans le "Sonntagsblick".

Personnellement, la socialiste est très inquiète sur cette question. Cette "mentalité de self-service" ébranle la confiance dans toute l'économie, estime-t-elle.

Interrogée sur les conséquences de l'annonce de l'indemnité de départ de Daniel Vasella sur la votation sur l'initiative populaire "contre les rémunérations abusive", Simonetta Sommaruga répond: si le peuple suisse accepte le texte le 3 mars, "tous les managers qui ont perdu toute mesure en seront responsables".

Initiative et contre-projet inefficaces

Mais elle n'est pas sûre qu'un "oui" dans les urnes puisse faire disparaÎtre de telles indemnités supplémentaires aux chefs d'entreprise. Si l'argent que touchera Daniel Vasella vise effectivement à l'empêcher de travailler pour la concurrence, ni l'initiative, ni le contre-projet indirect élaboré par le Parlement ne pourront y remédier, selon la conseillère fédérale.

Par contre, s'il s'agit d'une "indemnité à raison de longs rapports de travail cachée", elle ne serait plus possible en cas de "oui" le 3 mars, d'après Mme Sommaruga.

Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann avait déjà indiqué samedi ne pas comprendre les indemnités de départ de Daniel Vasella, alors que le président d'economiesuisse se disait "révolté".

Pas de décharge d'Actares

Fâché par l'indemnité de départ de Daniel Vasella, Actares refusera d'accorder la décharge à Novartis lors de l'assemblée générale vendredi. L'actionnariat pour une économie durable souhaite donner un signal clair au conseil d'administration du géant pharmaceutique.

Même si les actionnaires ne votent pas directement sur ce contrat de non-concurrence, "le refus de la décharge signifie que l'assemblée générale n'assume pas les décisions du conseil d'administration et qu'elle se réserve le droit d'attaquer ce dernier en justice", a précisé son le directeur Roby Tschopp.



(ats / 17.02.2013 11h45)

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