Zone euro: le point sur la crise vendredi

Paris (awp/afp) - Voici les principaux faits et déclarations au sujet de la crise dans la zone euro vendredi:

DAVOS - Un accord visant à réduire la dette de la Grèce interviendra probablement ce week-end, si ce n'est pas ce vendredi, a affirmé le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn.

DAVOS - La zone euro a fait des progrès "spectaculaires" pour sortir durablement de la crise de la dette qui la mine depuis décembre 2009, a jugé le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, avant un sommet européen lundi qui, pour la première fois depuis longtemps, se tiendra dans un climat d'accalmie.

MILAN - L'Italie a passé haut la main un nouveau test sur le marché de la dette en levant comme prévu 11 milliards d'euros d'obligations à court terme dont les taux ont chuté, a annoncé la Banque d'Italie.

MADRID - Le gouvernement espagnol a approuvé son projet de loi de stabilité budgétaire, qui inclut une interdiction, pour les 17 régions du pays, d'être en déficit à partir de 2020, alors que leur mauvaise situation financière inquiète les marchés.

MADRID - L'Espagne comptait à la fin 2011 près de 5,3 millions de chômeurs, soit un taux de 22,85%, le plus élevé depuis le 1er trimestre 1995, selon les chiffres officiels.

DAVOS - Le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner a indiqué que les Etats-Unis étaient prêts à augmenter les ressources du Fonds monétaire international (FMI), mais seulement à la condition que l'Union européenne respecte ses engagements.

VIENNE - Les Etats créditeurs de la Grèce devraient "renoncer à une partie de la dette grecque", comme les banques privées, a estimé le président de l'Eurogroupe et chef du gouvernement luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, dans un entretien dans le quotidien autrichien Standard.

BRUXELLES - Le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé à tout faire pour éviter un défaut de paiement de la Grèce, dans un appel implicite à accroÎtre l'aide au pays si nécessaire.

NEW YORK - A l'inverse, le PDG de la banque américaine JPMorgan Chase, Jamie Dimon, a estimé sur la chaÎne financière CNBC qu'un défaut de la Grèce ne serait "pas si grave" pour les banques américaines et que le risque de défaut de la dette de l'Espagne et de l'Italie étaient bien plus sérieux.

ds



(AWP / 27.01.2012 17h31)