Afrique du Sud: Gold Fields menace de licenciement 23.500 mineurs d'or


JOHANNESBURG - Le groupe minier sud-africain Gold Fields, dont plusieurs mines d'or sont paralysées depuis septembre, a menacé de licencier 23.500 grévistes, les deux tiers de son personnel, s'ils ne mettent pas fin à leur grève sauvage d'ici jeudi à la mi-journée.

L'entreprise a diffusé ce (mardi) matin un ultimatum à tous les travailleurs en grève leur demandant de se présenter au travail jeudi à 14H00 au plus tard, sous peine de licenciement immédiat, a déclaré lors d'un point-presse téléphonique le directeur général, Nick Holland.

La menace vise surtout le site de KDC exploité à Carletonville, au sud-ouest de Johannesburg, où le mouvement se prolonge depuis le 9 septembre et s'est étendu lundi.

M. Holland a en revanche précisé que la majeure partie du personnel avait commencé à revenir à son poste dans l'une des mines du groupe à Beatrix (centre).

Il y a des signes positifs venant de Beatrix, a-t-il dit, en précisant: Nous avons environ 5.000 personnes de retour au travail, ce qui veut dire que nous avons toujours environ 1.200 absents sur le site de Beatrix nord et sud. C'est trop tôt pour dire si la grève est terminée.

La veille, la Chambre des mines, maîtresse de la grille des salaires pour les mines d'or, avait jeté l'éponge et refusé de discuter de hausses de salaire supérieures à celles déjà proposées, qui ont été refusées par les grévistes, s'en remettant aux entreprises pour résoudre la crise à leur guise.

Gold Fields emploie 36.000 personnes en Afrique du Sud.

(©AFP / 16 octobre 2012 16h41)