Bratislava a obtenu un plafonnement dans le fonds d'aide à la Grèce


BRATISLAVA - La Slovaquie a obtenu une clause de plafonnement de sa contribution lors des négociations à Bruxelles sur le fonds d'aide à la Grèce, a indiqué jeudi le Premier ministre slovaque Iveta Radicova.

Il s'agit cependant d'une mesure exceptionnelle car Mme Radicova ne disposait pas à Bruxelles de mandat de son gouvernement provisoire pour négocier les mesures allant au-delà des accords sur l'aide européenne à la Grèce approuvés en juillet.

Nous sommes le seul pays qui ait obtenu une exception dans le cadre de ce programme nouveau, a déclaré Mme Radicova à la chaîne publique de la radio slovaque.

La clause concerne le plan d'aide publique de 100 milliards d'euros, jusqu'en 2014, accompagné de 30 milliards de garanties du Fonds de stabilité de la zone euro (FESF) à ces créanciers privés.

La Slovaquie bénéficie d'une exception et participera à ce programme uniquement dans les limites convenues auparavant, et pas au-delà, a précisé Mme Radicova citée par l'agence de presse tchèque CTK.

Nous avons dit clairement que nous avions nos limites et nos conditions et que nous n'irions pas au delà de ces limites, a-t-elle souligné en ajoutant qu'elle présenterait le détail de cet accord lors d'une conférence de presse dans la journée de jeudi.

Le ministre des Finances Ivan Miklos a expliqué aux journalistes que la Slovaquie n'économiserait pas d'argent sur cette solution car ses contributions à d'autres programmes européens seraient proportionnellement plus élevées.

Nos garanties seront inférieures comparé à ce qui se serait passé si nous n'avions pas négocié ce changement pour l'aide grecque, mais les sommes seront augmentées dans d'autres programmes, a-t-il précisé.

Globalement, nous n'économiserons rien. Seulement la structure (de la contribution slovaque, ndlr) sera différente, a ajouté M. Miklos.

La Slovaquie, qui a rejoint la zone euro en 2009, a refusé de soutenir le premier plan d'aide européenne à la Grèce, en 2010.

Il y a quinze jours, Bratislava a été le dernier pays à approuver l'extension du FESF, au prix de l'éclatement de la coalition gouvernementale et la chute du cabinet de Mme Radicova.

(©AFP / 27 octobre 2011 12h50)