Centre de stockage de Bure: le débat se poursuit... sur internet


NANCY - Les organisateurs du débat public sur la création à Bure (Meuse) d'un site de stockage de déchets radioactifs, perturbé à plusieurs reprises par les opposants, ont annoncé mercredi qu'ils renonçaient aux réunions publiques pour les remplacer notamment par des débats sur internet.

Les réunions publiques ne peuvent pas se tenir, a indiqué à l'AFP le président de la Commission particulière du débat public (CDDP), Claude Bernet, qui a évoqué trois nouveaux dispositifs de débat.

Des petites réunions locales ou de simples permanences sont notamment avancées, même si les organisateurs reconnaissent craindre que ce type d'assemblées, aussi modestes soient-elles, subissent la même fronde des opposants au projet qui empêcheraient leur tenue.

Nous allons également avoir un système de débats contradictoires sur Internet, où les internautes pourront interroger directement des experts diversifiés, a expliqué le président de la CDDP, qui a évoqué des personnalités indépendantes, des experts associatifs ou venus de l'étranger parmi les interlocuteurs.

La première édition de ce débat en ligne aura lieu le 11 juillet, à 19H00, sur le site de la CDDP.

Lancé début mai, le débat sur le Centre de stockage profond réversible de déchets radioactifs (Cigéo) de Bure a tourné au fiasco: lors des deux premières réunions publiques, le 23 mai à Bure et le 17 juin à Bar-le-Duc, les opposants au projet sont parvenus à faire avorter les débats quelques minutes après leur lancement.

La loi impose l'organisation d'un tel débat, car le projet concerné a un impact sur l'environnement et l'aménagement du territoire. Le débat, qui devait initialement se terminer mi-octobre, a été rallongé de deux mois.

Le site de Bure, qui abrite déjà un laboratoire test à 500 mètres sous terre, devrait accueillir le futur centre de stockage, devant voir le jour en 2025.

Le Cigéo sera le seul site de ce type de l'Hexagone, capable de stocker 100.000 m3 de déchets radioactifs français de très longue durée à haute et moyenne activité.

Il doit encore recevoir le feu vert de l'Autorité de sûreté nucléaire. Nous ne considérons en aucun cas que le projet est acquis, répète la directrice du site.

(©AFP / 03 juillet 2013 19h21)