Création d'un peloton de protection de la centrale de Belleville-sur-Loire


PARIS - Un peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) a été créé à Sury-près-Léré (Cher) pour la surveillance et à la protection de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire et de ses abords, selon un décret publié samedi au Journal officiel.

Le décret entrera en vigueur le 1er septembre.

La compétence du PSPG s'exercera sur l'ensemble du département et sur les départements limitrophes (Allier, Creuse, Indre, Loir-et-Cher, Loiret, Nièvre, Yonne), précise le décret.

La gendarmerie est chargée de la protection des centrales nucléaires, avec un peloton spécialisé basé à demeure dans chaque site. Les PSPG ont été créés par une convention signée en février 2009 entre l'exploitant EDF et la gendarmerie, pour tenir compte de la menace terroriste après les attentats du 11 septembre.

Les PSPG remplacent progressivement les pelotons de sécurité et d'intervention de la gendarmerie (PSIG), chargés auparavant de la protection des centrales.

La création du PSPG de Belleville-sur-Loire porte à 19 le nombre des PSPG. Le vingtième et dernier, celui de Creys-Malville (Isère), sera crée cet automne.

Chaque PSPG compte une quarantaine de gendarmes formés par le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Ils sont chargés de lutter contre les intrusions et les actes de malveillance, d'assurer une surveillance des centrales et de ses abords et doivent pouvoir intervenir rapidement. Ils patrouillent les abords des sites 24 heures sur 24.

Formées aux risques toxiques et nucléaires, les PSPG sont dotés d'importants moyens matériels. En cas de problèmes, ils coordonnent l'ensemble du dispositif, comme le bouclage de la zone autour de la centrale.

Les PSPG forment le premier niveau de protection des centrales, le groupement de gendarmerie du département pouvant leur apporter un appui dans un second temps.

En dernier ressort, c'est le GIGN qui intervient, l'équipe d'alerte d'une trentaine d'hommes devant pouvoir se déployer sur un site attaqué en moins de deux heures avec des hélicoptères.

La centrale de Belleville-sur-Loire, à 60 km au nord-est de Bourges, fonctionne depuis 1987.

(©AFP / 28 avril 2012 11h18)

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