Des centaines de pique-niqueurs pour la fermeture de la centrale du Blayais


BRAUD-ET-SAINT-LOUIS (Gironde) - Plusieurs centaines de personnes pique-niquaient lundi face à la centrale nucléaire du Blayais, au nord de Bordeaux, pour commémorer le 25e anniversaire de l'accident de Tchernobyl et réclamer la fermeture de cette centrale, a constaté l'AFP.

Les manifestants étaient estimés à 300 par les gendarmes et à 1.000 personnes par les organisateurs.

Le 12 juin sera le 30e anniversaire de la mise en service du réacteur numéro 1, sa durée de vie prévue à l'origine par EDF, a indiqué Stéphane Lhomme, président de l'association organisatrice Tchernoblaye. Pour lui, il faut fermer celui-là et tous les réacteurs de plus de trente ans.

La centrale du Blayais (où travaillent 1.700 personnes) est assurément une des plus dangereuses de France car elle est inondable, ainsi que sa route d'accès, comme l'a montré la grave crise de décembre 1999 (tempête Martin, ndlr).

Le militant anti-nucléaire, candidat aux primaires d'Europe Ecologie-Les Verts, souligne, elle a été construite sur des marais, or les sols meubles démultiplient les mouvements sismiques.

Des débats, des prises de parole, des animations et cinq minutes de bruit pour attirer l'attention sur le danger du nucléaire sont prévus au cours de l'après-midi.

Assis dans l'herbe face à l'entrée de la centrale, les manifestants arboraient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire On n'arrête pas les tsunamis mais on peut arrêter les centrales ou encore Bande de T'AREVA.

Ce rassemblement va au-delà des militants anti-nucléaires car tout le monde a compris depuis Fukushima que l'on ne pouvait nier l'éventualité d'un accident similaire en France, a ajouté M. Lhomme.

Le Centre nucléaire de production d'électricité (CNPE) du Blayais comporte 4 unités de production de 900 MW chacune, soit une puissance totale de 3.600 MW.

Dans son bilan annuel publié en janvier, le CNPE indique notamment vouloir investir dans l'avenir pour prolonger la durée de fonctionnement au-delà de 40 ans.

En décembre 1999, elle avait été partiellement inondée par la tempête Martin, ce qui avait provoqué une alerte de niveau 2, sur une échelle de 7.

(©AFP / 25 avril 2011 13h25)

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