Des centrales assez satisfaisantes en Rhône-Alpes, 1ère région nucléaire de France


LYON - L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a jugé mercredi assez satisfaisant le niveau de sécurité des centrales de Rhône-Alpes, région la plus nucléarisée de France avec 14 réacteurs, dans un contexte post-Fukushima impliquant de renforcer la sûreté des installations.

Sur 335 inspections réalisées en 2011 en Rhône-Alpes, dont 91 sur les quatre centrales nucléaires EDF, l'ASN considère que le niveau de sûreté nucléaire et de la radioprotection reste assez satisfaisant, a déclaré mercredi Grégoire Deyirmendjian, chef de la division lyonnaise de l'ASN, lors d'une conférence de presse.

Sur les quatre centrales EDF, le Tricastin (Drôme) se distingue de manière positive, Cruas-Meysse (Ardèche) et le Bugey (Ain) restent à un niveau équivalent à la moyenne nationale, tandis que la centrale de Saint-Alban (Isère) est en retrait, comme en 2009 et 2010.

Il n'y a pas de situation préoccupante dans la vallée du Rhône, qui représente 25% du parc nucléaire français, mais la centrale de Saint-Alban doit faire des progrès en matière d'exploitation et de rigueur, a souligné M. Deyirmendjian, précisant que l'ASN avait demandé à EDF de mettre en place un plan d'action.

Concernant la fermeture ce printemps de l'usine historique d'Areva d'enrichissement d'uranium du Tricastin, appelée Georges-Besse, l'ASN observe qu'elle s'est effectuée de manière satisfaisante, tout comme la mise en service de sa remplaçante Georges-Besse 2, toujours sur le site du Tricastin.

Au cours de cette année 2011 marquée par la catastrophe nucléaire de Fukushima, l'ASN précise qu'elle a effectué des contrôles complémentaires sur la gestion des accidents graves, la robustesse des installations et la réévaluation des marges de sûreté en cas de phénomène naturel extrême.

Suite à Fukushima, ça a été une année intense et nous n'avons pas fini de tirer les leçons de cette catastrophe, a souligné le chef de division ajoutant: Notre degré d'exigence est plus élevé et les exploitants vont devoir s'adapter.

Après avoir donné son accord sur la poursuite de l'exploitation du réacteur n°1 du Tricastin, pour dix années supplémentaires, l'ASN se prononcera d'ici à la mi-2013 sur le cas de trois réacteurs de la centrale du Bugey, ainsi que sur celui d'un réacteur de la centrale du Tricastin, qui atteignent les trente ans de fonctionnement.

L'ASN note enfin une légère amélioration des conditions de sécurité au travail, précisant que, par rapport à 2010, aucun accident grave n'était survenu dans la région.

(©AFP / 04 juillet 2012 14h43)