Dette: Juncker souhaite résoudre le problème grec d'ici à la fin juin


PARIS - Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a souhaité que le problème de la dette de la Grèce soit résolu d'ici à la fin du mois de juin, lundi, à l'issue d'une entretien avec le président français Nicolas Sarkozy.

Nous allons essayer de résoudre le problème grec d'ici à la fin du mois de juin, a affirmé M. Juncker à la presse.

Sur cette question de la dette grecque, je suis plutôt optimiste, a-t-il également indiqué.

Selon lui, la restructuration totale de la dette grecque n'est pas une option, elle n'est envisagée par personne. Donc il n'y aura pas de restructuration de la dette grecque, a-t-il ajouté, rappelant ainsi la position adoptée par les grands pays de la zone euro, le 7 mai.

M. Juncker a également rappelé la présence, actuellement, à Athènes, de la troïka formée par le Fonds monétaire international, la Commission européenne et la Banque centrale européenne.

Nous attendrons leur jugement final (...) au début de la semaine prochaine et leur position déterminera en partie la nôtre, a-t-il dit.

Lundi, Athènes était est en voie de conclure ses discussions avec ses créanciers pour le versement de la cinquième tranche du prêt accordé en 2010 par l'UE et le FMI, tout en préparant à la hâte un vaste plan de privatisations pour tenter de rassurer ses créanciers sur l'avenir.

Pendant sa conférence de presse à Deauville vendredi, en clôture du G8, le président Sarkozy avait réitéré son refus de toute restructuration de la dette grecque, mais sans exclure d'autres pistes, comme la prise en charge d'une partie de la dette grecque par des partenaires privés.

Cette solution est avancée depuis plusieurs mois par la chancelière allemande Angela Merkel.

Le 17 mai à Bruxelles, M. Juncker avait dit que la Grèce devait rapidement privatiser 50 milliards d'euros d'actifs afin que sa dette à moyen et long terme devienne soutenable.

L'implication du secteur privé est un problème que nous allons examiner avec toute l'attention requise, a-t-il affirmé lundi.

(©AFP / 30 mai 2011 19h12)