Emploi: Bruxelles se penche sur les conséquences des restructurations


STRASBOURG (Parlement européen) - La Commission européenne a annoncé mardi le lancement d'une consultation sur les conséquences sociales des restructurations d'entreprises afin d'en limiter l'impact et de préparer des mesures en faveur de l'emploi.

L'objectif est de limiter l'impact social des restructurations, a indiqué le commissaire Lazlo Andor au cours d'un point de presse à Strasbourg, pendant la session du Parlement européen.

La consultation avec le secteur doit permettre de recenser les pratiques et les politiques efficaces en matière de restructuration. L'exercice est ouvert jusqu'au 30 mars, et les résultats viendront alimenter le futur paquet emploi de mesures que compte présenter la Commission européenne.

L'exécutif bruxellois dirigé par l'ancien Premier ministre conservateur portugais José Manuel Barroso se défend d'avoir une stratégie de lutte contre la crise économique et budgétaire exclusivement axée sur l'austérité. Mais il peine à convaincre sur ses mesures sociales, un domaine qui relève pour l'essentiel des politiques nationales des pays de l'UE.

Les syndicats belges ont décidé mardi d'appeler à une grève générale pour le 30 janvier, jour retenu pour un sommet des dirigeants de l'UE à Bruxelles consacré à la crise de l'euro et à la lutte contre la récession.

La Commission européenne considère que les restructurations font partie de la vie des entreprises et sont nécessaires pour préserver leur compétitivité, a insisté M. Andor.

L'UE a enregistré entre 90 et 100 restructurations majeures par mois de 2008 à 2010 avec un ratio de 2,5 emploi perdus pour un créé.

Nous devons comprendre les raisons qui expliquent le succès de certaines mesures dans certains pays ou secteurs pendant la crise, a déclaré Lazlo Andor.

Réduction du temps de travail, obligation de prise de congés, arrêts de la production, retraite anticipée, baisse du niveau des salaires sont quelques une des mesures citées en exemple par le commissaire.

Nous voulons également déterminer la meilleure façon danticiper les besoins futurs en matière demplois et de compétences, notamment au regard des nouveaux enjeux et des inégalités sociales croissantes entre les États membres, a conclu le commissaire.

(©AFP / 17 janvier 2012 18h08)