Eolien: le gouvernement récuse les craintes allemandes de favoritisme


PARIS - Le gouvernement a rejeté mercredi les craintes de favoritisme en faveur des entreprises hexagonales dans l'appel d'offres portant sur l'installation d'éoliennes au large des côtes françaises, émises par une puissante fédération industrielle allemande.

Il n'y a eu et il n'y aura aucun favoritisme dans cette procédure d'appel d'offres, qui est ouverte, transparente, et non discriminatoire, a assuré un porte-parole du ministère de l'Energie, interrogé par l'AFP sur ces inquiétudes allemandes.

L'ensemble des offres seront examinées dans le strict respect des règles européennes en vigueur, a-t-on ajouté de même source.

La fédération allemande des machines-outils VDMA, qui comprend le secteur des éoliennes, a mis en garde mercredi contre la tentation du favoritisme dans l'attribution de gigantesques marchés d'éoliennes offshore en France.

Nous entendons au niveau européen une grande inquiétude, qui serait que la France crée un précédent en favorisant son industrie pour les appels d'offres publics, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la puissante fédération.

Mercredi se clôt un appel d'offres géant du gouvernement, portant sur l'installation de 500 à 600 éoliennes au large des côtes de la Manche et de l'Atlantique. Cela représente une capacité de production d'électricité de 3.000 mégawatts. Cette première tranche doit être suivie d'une deuxième, de taille équivalente.

Des groupements menés par EDF, GDF Suez et le groupe espagnol Iberdrola se sont portés candidats à ce premier appel d'offres. Ce concours brille par l'absence d'entreprises allemandes, pourtant très représentées dans le domaine de l'éolien, hormis Siemens auquel GDF Suez fera appel pour équiper en turbines l'un des quatre sites qu'il vise.

(©AFP / 11 janvier 2012 16h13)