Expropriation d'YPF: Mme Kirchner ironise sur les représailles espagnoles


BUENOS AIRES - La présidente argentine Cristina Kirchner a réagi avec ironie vendredi à l'annonce par Madrid d'une limitation de l'importation de biodiesel argentin après l'expropriation partielle d'YPF, en soulignant que l'Espagne allait devoir payer plus cher ce produit.

Si le gouvernement espagnol veut payer plus cher, c'est une décision souveraine, a déclaré Mme Kirchner, qui a décidé lundi de prendre le contrôle de la compagnie pétrolière YPF, contrôlée par Repsol à 57,4%.

Nous n'allons faire aucune démarche auprès de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) pour dire qu'on restreint les importations, a-t-elle ajouté. Nous sommes des gens très respectueux de la souveraineté des pays et, pour cette même raison, très jaloux de notre propre souveraineté et de nos décisions, a encore fait valoir la présidente argentine.

La numéro deux du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, avait annoncé auparavant que l'Espagne privilégiera désormais la production des usines de raffinage de biocarburants situées sur le territoire espagnol ou de l'Union européenne.

La présidente argentine Cristina Kirchner, défiant Madrid, a décidé lundi de prendre le contrôle de la compagnie pétrolière YPF, contrôlée par Repsol à 57,4%, dont l'Etat argentin et les provinces détiendront désormais 51%. Cette décision a été jugée hostile par le gouvernement espagnol.

Il y a un peu plus de deux semaines, une quarantaine de pays, dont ceux de l'Union européenne et les Etat-Unis, avaient exprimé devant l'OMC leurs inquiétudes permanentes et croissantes sur la nature des mesures restrictives pour le commerce prises par l'Argentine.

REPSOL-YPF

(©AFP / 20 avril 2012 23h10)