FMI: les pays de la CEI proposent le chef de la Banque centrale kazakhe


ALMATY - La Communauté des Etats indépendants (ex-URSS moins les pays baltes et la Géorgie) a décidé de proposer le chef de la Banque centrale du Kazakhstan, Grigori Martchenko, pour prendre la tête du FMI, a dit jeudi le Premier ministre kazakh Karim Massimov.

Le conseil des chefs des gouvernements de la CEI soutient la candidature de G. Martchenko au FMI, a dit M. Massimov sur son compte Twitter (http://twitter.com/#!/karimmassimov).

Les chefs des gouvernements de ces pays ex-soviétiques, dont le Premier ministre russe Vladimir Poutine, étaient réunis jeudi à Minsk, la capitale du Bélarus. Aucune annonce officielle n'y a cependant encore été faite.

Le Premier ministre kazakh avait déjà annoncé quelques heures plus tôt sur twitter vouloir présenter à ses collègues de la CEI la candidature de ce banquier respecté au poste de directeur général du FMI, en remplacement du Français Dominique Strauss-Kahn, démissionnaire.

M. Martchenko, 52 ans, dirige depuis 2009 et pour la deuxième fois la Banque centrale kazakhe. Il a aussi été vice-Premier ministre, conseiller économique du chef de l'Etat Noursoultan Nazarbaïev et président de la banque kazakhe Halyk Bank.

Cet homme à la barbe poivre et sel né à Almaty, la première ville kazakhe, est très apprécié des investisseurs étrangers dans son pays. Il avait déjà présidé la Banque centrale kazakhe entre 1999 et 2004, quittant ce poste pour devenir vice-Premier ministre avant de rejoindre l'équipe de M. Nazarbaïev.

Il a repris la tête de la Banque centrale en janvier 2009, au moment où le Kazakhstan a vu son système bancaire et son économie gravement secoués par la crise économique mondiale.

Le Kazakhstan, pays riche en hydrocarbures et minerais, entretient de très bonnes relations aussi bien avec ses voisins russe et chinois qu'avec les Occidentaux.

Malgré un bilan démocratique controversé, cette ex-république soviétique d'Asie centrale avait réussi a décrocher la présidence 2010 de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Les pays émergents aimeraient voir leur revenir le poste de directeur général du Fonds monétaire international, une fonction traditionnellement réservés à un Européen.

Nous croyons comme toujours que le FMI doit poursuivre ses réformes structurelles et sélectionner le successeur (de M. Strauss-Kahn) sur la base du mérite, de manière transparente et impartiale, a ainsi déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu.

En principe, nous pensons que les nouveaux marchés émergents et les pays en développement doivent être représentés à la direction du FMI, a poursuivi Mme Jiang.

Dominique Strauss-Kahn, arrêté samedi aux Etats-Unis pour tentative de viol et détenu dans la prison de Rikers Island à New York, a annoncé tôt jeudi matin sa démission avec effet immédiat du poste de directeur général du FMI.

(©AFP / 19 mai 2011 14h24)