GB: un groupe revoit à la hausse les ressources en gaz de schiste


LONDRES - Le groupe britannique IGas a revu lundi en forte hausse l'estimation de ses ressources en gaz de schiste dans le nord-ouest de l'Angleterre, relançant les espoirs placés en cette source d'énergie dont l'exploitation est très critiquée par les écologistes.

Après une nouvelle étude géologique, IGas, qui dispose de licences d'exploration dans le nord-ouest de l'Angleterre sur une superficie d'environ 777 km2, estime désormais que les ressources en gaz de schiste présentes dans cette zone sont comprises entre 15.100 milliards et 172.300 milliards de pieds cubes (entre 427,58 milliards et 4.878,99 milliards de mètres cubes).

Au sein de cette fourchette, l'estimation la plus probable est de 102 milliards de pieds cubes (2,89 milliards de mètres cubes), a précisé le groupe dans un communiqué.

Auparavant, IGas estimait ces ressources autour de 9 milliards de pieds cubes (254,85 millions de mètres cubes).

Ces licences disposent de ressources en gaz de schiste très significatives qui ont le potentiel de transformer l'entreprise et d'apporter des bénéfices matériels aux zones dans lesquelles nous opérons, a souligné le directeur général d'IGas, Andrew Austin.

IGas doit commencer ses forages au quatrième trimestre.

Le gouvernement et le secteur de l'énergie dans le pays comptent beaucoup sur l'exploitation du gaz de schiste pour compenser les ressources déclinantes de la mer du Nord et faire baisser les prix de l'énergie comme aux Etats-Unis.

En décembre, le gouvernement avait donné son autorisation à la reprise de forages exploratoires par fracturation hydraulique tout en l'assortissant de nouveaux contrôles pour éviter les risques sismiques alors que la société Cuadrilla Resources avait dû interrompre en 2011 ses forages dans le nord-est de l'Angleterre, après l'enregistrement de légères secousses telluriques.

Cette technique controversée et interdite en France, qui est jugée polluante par les écologistes, consiste à fracturer la roche en grande profondeur avec un mélange d'eau et de produits chimiques projeté à haute pression, afin d'en libérer les hydrocarbures.

L'organisation patronale britannique IoD avait estimé en septembre que le gaz de schiste pourrait représenter 10% de la demande de gaz du pays durant un siècle.

(©AFP / 03 juin 2013 10h49)