GB/sécheresse: interdit d'arroser son jardin dans plusieurs régions


LONDRES - Le gazon anglais risque d'en prendre un coup: sept grandes compagnies de distribution d'eau s'apprêtent à mettre en place des restrictions d'usage, dont l'interdiction d'arroser son jardin, dans le sud et l'est de l'Angleterre.

Quiconque sera pris en flagrant délit de manier un tuyau d'arrosage risque une amende de 1.000 livres, soit 1.200 euros. La mesure devrait entrer en vigueur jeudi, selon la presse britannique mercredi.

Nous avons eu deux hivers très secs, suivis de deux printemps tout aussi secs, déplore Dan Burdett, un agriculteur à Hayward Heath interrogé par l'AFP dans le Sussex (sud de l'Angleterre).

On se repose normalement sur les pluies hivernales pour humidifier les sols rendus secs par l'été, mais cela n'a pas été le cas, observe-t-il.

Les restrictions préparées par les sept compagnies de distribution d'eau concernent 20 millions de personnes. Il sera interdit d'arroser les jardins, de laver voitures et bateaux, de remplir les piscines, les fontaines et les bassins. Les jardins publics sont aussi concernés.

Selon une porte-parole de Veolia citée par le quotidien The Guardian mercredi, les restrictions devraient durer tout l'été, et très probablement jusqu'à la fin de l'année.

Elle a admis que si les précipitations demeuraient si peu élevées, l'interdiction pourrait se prolonger en 2013.

Seule l'Agence pour l'environnement peut délivrer des permis qui autorisent le prélèvement supplémentaire d'eau. Ces autorisations ne seront données aux compagnies d'eau qu'une fois si elles prouvent qu'elles ont fait leur possible pour réduire leur consommation d'eau.

Le niveau des cours d'eau dans les régions visées est aussi bas que lors de la grande sécheresse de 1976.

Toutefois, de nombreux agriculteurs se sont depuis équipés de réservoirs pour stocker l'eau, à l'instar de Dan Burdett. Avant, nous n'avions aucun moyen de stocker l'eau qui s'écoulait de nos toits et de nos hangars pendant l'hiver, et toute cette eau partait dans la terre quand on en avait pas besoin. Désormais on pourra l'utiliser pour irriguer pendant l'été, dit-il.

La situation ne lui paraît pas moins préoccupante: Mon principal souci concerne le niveau des rivières, si on tombe à un niveau qui ne nous permettra plus de prélever l'eau pour abreuver le bétail.

A plus long terme, il s'interroge sur une éventuelle succession d'hivers secs, et a déja commencé à changer son choix de cultures.

(©AFP / 04 avril 2012 18h02)


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